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 Aileen • Méfie-toi toujours des imbéciles, ils sont plus dangereux que les loups.

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Pèlerin sans Monde

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Geek : 149
Pouvoir : Griffes et crocs de loup.
Transformation : Louve.


Rainbow's Data
Identité:



MessageSujet: Aileen • Méfie-toi toujours des imbéciles, ils sont plus dangereux que les loups.   Jeu 12 Mai 2011 - 23:06



♣ Aileen Sôma ♣

« Little darling welcome to the show,
You're a failure played in stereo. »


Moi c'est moi et toi tais-toi.
Crédit ▬ © Créateur de l'image utilisée.
Avatar ▬ Alice | Pandora Hearts.

Citation ▬ Un groupe de loups, c'est une horde. Un groupe de vache, c'est un troupeau. Un groupe d'hommes, c'est souvent une bande de cons.

Surnom ▬ Faites plus court qu'Aileen ... Sinon ses titres officiels sont Gardienne, Milady aussi.
Âge ▬ 25.
Situation ▬ Riche.
Métier ▬ Gardienne des Ténèbres.

Elément ▬ Ténèbres.
Transformation ▬ Loup.
Pouvoir ▬ Griffes, crocs et instinct de loup. De plus, le fait de porter la clé des Ténèbres lui a octroyé le pouvoir de faire sortir des croissants d'argent de ses paumes, dont elle se sert comme arme de jet.

Autre ▬ xxx


Viens comme tu es, si tu me plais pas vire de là.
Dans cette partie, merci de mettre en couleur les petits carrés et d'indiquer, sur un barème de cinq, combien votre personnage est intelligent, généreux, méfiant ... :]

Générosité ▬ ■ ■ ■ ■ ■ } 3/5
Intelligence ▬ ■ ■ ■ ■ ■ } 5/5
Discrétion ▬ ■ ■ ■ ■ ■ } 5/5
Méfiance ▬ ■ ■ ■ ■ ■ } 5/5
Rapidité ▬ ■ ■ ■ ■ ■ } 5/5
Force ▬ ■ ■ ■ ■ ■ } 2/5
Agilité ▬ ■ ■ ■ ■ ■ } 3/5

▬ En pleine nuit, vous marchez dans la capitale de votre monde, quand d'un coup, vous entendez un bruit suspect, comme une lame qu'on sortirait d'un fourreau.
Il faut être malade pour s’en prendre à la Gardienne des Ténèbres. Quoiqu’il en soit, Aileen continuera tranquillement son chemin. Si on ne s’en prend pas à elle, elle n’interviendra pas – instinct de survie avant tout – mais si elle sent qu’elle devient cible, elle se transformera en chasseur pour débusquer l’homme et lui ouvrir le ventre à coup de griffes. Ou alors, méthode simple, elle envoie un croissant s’argent ouvrir la gorge de l’assassin avant que ce dernier n’ait pu faire quoi que ce soit.

▬ Vous êtes à un étal d'armes et vous vous rendez compte qu'un gamin est en train de chaparder votre bourse pleine de pièces d'or.
Deux possibilités. Soit elle chope un poignard sur l’étal pour menacer le gamin avec, soit elle fait jaillir ses griffes pour poser les pointes sur le poignet du môme. Dans tous les cas, elle récupère sa bourse, n’hésitera pas à le malmener pour récupérer son bien, et le laissera filer une fois que la bourse sera revenue à sa propriétaire. Survivre à Yomi est dur, elle-même en a fait l’amère expérience, mais ce n’est pas pour autant qu’elle sera prise de compassion pour ceux qui, comme elle avant, chapardent les bourses des passants.

▬ Alors que vous rentrez chez vous, vous entendez un hurlement, et quand vous arrivez, vous voyez un corps au sol et un homme qui part en courant, tournant au coin d'une rue.
Piège à cons ou assassin ? Aileen se dirigera vers la source du bruit, griffes sorties mais cachées dans l’ombre, et se penchera pour tâter le pouls de la victime. Si elle est morte, la Louve rebroussera chemin sans chercher à comprendre, si elle est vivante, elle ira chercher un villageois pour lui sauver la peau. S’il s’agit d’un traquenard, Aileen tuera l’homme à terre aussi bien que ceux qui l’agresseront dans le dos. Bienvenue à Yomi, où règne la loi du plus fort.


Ton avis c'est ta vie, et chacun sa vie, chacun ses ennuis.
Vous devez expliquer ici, en quelques lignes, ce que pense votre personnage de qu'il se passe, et sa position. Bref, en gros, le mode de pensées de votre perso. N'hésitez pas à développer Smile


Tes erreurs te poursuivront jusqu'en enfer, pauvre pêcheur.
Quelque part sur cette terre, toutes les dix secondes, il y a une femme qui donne naissance à un bébé. Il faut la trouver et l'en empêcher.


« Matriarche ! Matriarche ! Venez-voir ! »

Le bruit de pas caractéristique d’une vieille femme se déplaçant avec une canne se fait entendre, de même que ses borborygmes haletants et râleurs. Sa canne heurte sèchement le sol avant de se relever, dans un mouvement de métronome. A une allure de pachyderme cacochyme, la vieille Matriarche du temple d’Héla se dirigea vers l’entrée du lieu saint, où l’attendait une novice de huit ans, complètement affolée, un petit paquet dans les mains. Lui arrachant le tas de langes des mains, la matriarche l’ouvrit d’un geste brusque, et ne cilla pas devant le regard enfantin que lui renvoya le jeune poupon. Un bébé aux portes du temple … Encore. Et que serait son futur ? Etre sacrifié pour la déesse de la mort ? La matriarche détestait ce boulot. Oh bien sûr, elle croyait en la toute-puissance de la déesse Héla, mais laisser une petite fille aux mains des prêtres qui la découperaient en rondelles pour satisfaire la voracité d’une déesse … Puis avec tous les morts qu’il y avait en ville, la déesse allait finir par faire une intoxication alimentaire. Ne se résignant pas à laisser mourir une fille aux yeux violets captivants, la matriarche haussa les épaules avant de lever les yeux vers la novice qui attendait une réaction avec anxiété.

« Une novice nous a quitté il y a peu, non ? Je crois que nous pouvons compter mademoiselle dans nos rangs, désormais. »



Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.


« Aileen, regarde ! »

Assise sur un toit noirâtre et humide, une gamine aux yeux violets jouait avec un couteau à cran d’arrêt, faisant glisser la lame avec la dextérité des experts. En entendant son nom, elle leva la tête pour la tourner vers un gamin de trois ans de plus qu’elle, qui n’attendait que son attention pour lui pointer du doigt une troupe hétéroclite qui passait dans la rue en contrebas. Ca puait le noble à plein nez, les manants préféraient d’ailleurs s’écarter vivement pour ne pas être pris à parti s’il y avait le moindre souci. Plissant des yeux, la petite fille regarda les bourses de pièces d’or, presque volontairement en vue, et lâcha un grognement de mépris. Héla seule savait qui, des prêtres ou du roi des Ténèbres, dirigeait vraiment cette contrée. On reversait des impôts autant au roi qu’à la religion, on craignait ces deux puissances, et quand un cortège de prêtres d’Héla, vêtus de noir, passait dans une ruelle, tout le monde s’en allait pour ne pas servir de sacrifice. Ce que la gamine, embrigadée jusqu’au bout par les prêtres chez qui elle était élevée, réprouvait complètement cette attitude. Ah, elle n’allait pas rester pro-église jusqu’au bout évidemment, mais pour le moment, âgée de sept petites années, elle trouvait inadmissible le fait que l’on ne montre pas à la caste religieuse le respect qui lui était dû. Après tout les prêtres d’Héla suaient sang et eau pour apaiser le courroux perpétuel de la déesse, alors être celui qui permettrait de calmer son insatiable colère, c’était un grand honneur, non ? Enfin bref. Son camarade sautillait dangereusement sur le toit, elle lui accorda donc son attention avant qu’il ne glisse et ne se rompe le cou en bas.

« Chiche que je leur fais les poches ! »
« Ezio, ce sont des nobles. »
« Oui, et alors ? »
« Faire les poches des nobles, ça ne se fait pas. Puis regarde, si tout le monde s’éloigne ce n’est pas pour rien, ils doivent être super dangereux, si tu t’en tires avec une main coupée comme tous les voleurs, tu pourras dire que tu as eu beaucoup de chance. »


Le dénommé Ezio grimaça, imaginant sans peine le spectacle d’un noble lui coupant la main. A Yomi, pour les voleurs imprudents, c’est chose aussi rapide que facile … Recommençant à jouer avec son couteau à cran d’arrêt, elle vérifia que son chiffon blanc était bien enroulé autour de son cou. Chiffon blanc avec lequel elle avait fini par faire un astucieux nœud papillon, fatiguée de le voir tomber à chaque fois qu’elle bougeait la tête. Toutefois, elle gardait un œil attentif sur les nobles, qui aimaient bien se trouver une victime dans la foule, la malmener avant de s’en débarrasser d’un coup de poignard. Une victime plus ou moins proche d’ailleurs … Quand le regard de la noblesse se déplaça vers les toits où elle était assise, Aileen préféra jouer la carte de la prudence, et se releva pour sauter sur un autre toit, suivie de près par Ezio qui, s’il ne comprenait pas pourquoi elle partait, ne tenait pas à rester seul face aux nobles ayant tous les pouvoirs. Puis la nuit commençant à tomber, il valait mieux rentrer maintenant au temple d’Héla, avant que les malandrins ne leur tombent sur le coin de la figure pour les égorger dans le seul but de récupérer leur or. Rapidement, sautant de toit en toit aussi souplement qu’un assassin d’Héla, ils parvinrent au temple et franchirent les portes avant qu’elles ne se ferment pour la nuit. S’étirant avec volupté, Aileen se dépêcha de rejoindre les autres à l’office du soir. Ces longs moments d’immobilité la fatiguaient terriblement, elle détestait rester sans bouger pendant que les prêtres marmonnaient des phrases inintelligibles. Elle ne se sentait même pas coupable de penser ça d’ailleurs, et aurait bien séché si elle l’avait pu. Mais bon … Laissant son esprit vagabonder librement, loin des théories métaphysiques et religieuses, elle suivit le mouvement quand tout le monde se leva pour partir. En plus ce soir elle avait une mission secrète, décidée entre quelques amis mis dans la confidence. Cette nuit, ils feraient la chasse aux chats, ces créatures diaboliques abritant en elles le Démon. Aileen les imaginait immenses, deux à trois fois sa taille, avec des crocs luisant de poison et des griffes immenses, translucides, prêtes à découper la chair humaine … Quelle imagination fertile. Crochetant le bout du toit, elle sauta dessus, et rejoignit souplement ses camarades chasseurs.

« Vous êtes prêts ? C’est parti ! »
« On en profite pour récupérer quelque pécune ? »

« Evidemment Ezio ! Au travail les gars ! »


Ils se séparèrent, et Aileen se retrouva à vadrouiller dans un quartier sordide où des prostituées abordaient des passants d’une manière aguicheuse et grasse. Ce qui ne la fit pas ciller outre mesure. La gamine de sept ans sautait souplement de toit en toit aussi discrète qu’un félin, aussi dangereuse que le loup qui sommeillait en elle. A chaque bruit, elle s’arrêtait pour écouter, tendant ses sens de louve pour identifier les bruits. Ici, un mendiant fouillant les poubelles. Là, une prostituée faisant son travail. Le gémissement d’un homme à l’agonie, agressé pour quelques pièces d’or. Un autre gémissement, plus plaintif, plus animal. Intriguée, la jeune demoiselle se laissa glisser le long des toits et atterrit sur le sol sec et dur, puis se dirigea vers les poubelles, source du bruit, en tirant ses griffes. Poussant quelques sacs d’ordure avec précaution, elle ne se retrouva pas face à un monstre sanguinaire, mais face à … Un pauvre animal blessé, tout noir avec des yeux d’or, couvert de sang, poussant des piaillements pitoyables à fendre le cœur. Sans se douter que ce petit machin rikiki était un chat, Aileen se pencha pour attraper l’animal et lui gratta la tête, fouillant dans ses fontes pour trouver de quoi le soigner. Le regard d’or de l’animal noir l’avait captivé, complètement. Ayant soigné le chat, elle remonta avec elle sur le toit, et repartit à sa chasse au monstre, plus précautionneusement pour ne pas blesser l’animal. Mais de monstre elle ne trouva point. Une fois sa traque finie, et l’heure de fin approchant rapidement, Aileen posa le petit chat sur un toit et lui promit qu’elle reviendrait vite le voir, avant de bondir de tuiles en tuiles jusqu’au temple où ses camarades l’attendaient.

« La chasse a été bonne ? »
« Je n’ai pas trouvé de chat … »
« Moi non plus, et toi Aileen ? »

« Moi non plus. On aura plus de chance les prochaines nuits ! »




On tue un homme, on est un assassin. On tue des milliers d'hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est Dieu.


« Miss Sôma ! »

Assise sur un muret, Aileen releva la tête d’un air interrogateur en entendant qu’on prononçait son nom d’une voix impérieuse. Et sauta de son muret pour s’incliner avec une déférence hypocrite le prêtre en bure noire et au crâne rasé qui s’avançait vers elle d’un pas conquérant. Aileen détestait les prêtres, tout comme elle détestait les nobles. Leur prétention lui prenait la tête, leurs manières royales l’exaspéraient. Puis elle croyait de moins en moins en Héla, même si elle était assez fine pour ne pas le prouver. Agée de douze ans, elle avait été promue assassin. Son rôle consistait donc à faire taire les ennemis de la foi d’une manière définitive … En termes plus concrets, une kamikaze. Elle tombait sur sa cible tel un vent divin, lui ôtait la vie à coup de griffes, et repartait aussi silencieusement qu’elle était venue. Autrefois fanatique, elle faisait son travail avec déférence et respect, considérant comme un honneur le fait de supprimer les hérétiques. Puis elle avait eu comme mission l’obligation d’assassiner un homme lettré qui, avant de mourir, lui avait ouvert les yeux et avait instillé le doute dans son esprit. Héla était toute-puissante … Alors pourquoi ne faisait-elle rien pour les siens ? Pourquoi laissait-elle mourir ses sujets qui la révéraient ? Existait-elle, tout simplement ? Si elle avait tué le savant d’un geste fluide, elle se posait maintenant des questions, et commençait à mépriser la religion de tout son être. Sans le montrer.

« Votre mission est un succès, miss Sôma, nous ne pouvons que vous en féliciter. »
« C’est un honneur, mon père. »
« A l’avenir, nous aurons d’autres missions pour une émissaire de talent. »
« Bien, mon père. »


Après un sourire satisfait, mais surtout après avoir posé son regard lubrique sur les formes naissantes de la jeune fille, le prêtre fit demi-tour pour retourner dans l’enceinte du temple. Après un regard fixe et méprisant, la Louve sauta à nouveau sur son muret, recommençant son activité peu lucrative, c'est-à-dire astiquer et aiguiser ses diverses armes de jet, ainsi que ses griffes tranchantes. Autour d’elle, d’autres novices s’entraînaient, certains au lancer de poignard, d’autre à l’escrime. Cela faisait quelques années que la Louve avait quitté les rangs des novices pour ceux des initiés. Initiés assassins, et non pas initiés prêtres … Elle ne savait donc pas lire, mais n’en voyait pas l’utilité dans un royaume où les gens de sa caste n’en savaient pas plus qu’elle à ce sujet. Elle affûtait ses lames car ce soir, elle repartait en mission, pour éradiquer un hérétique en puissance. Un Pèlerin de la Lumière … Elle n’en avait jamais vu. D’après les discours des prêtres, ils ressemblaient à de grands esprits blancs, qui brûlaient la rétine de quiconque les voyait, et leur but était d’annihiler les Ténèbres pour se faire une terre d’accueil, la leur ayant été engloutie. D’après les discours des sages hérétiques qu’elle fréquentait en cachette, ils ressemblaient à des hommes et ne cherchaient qu’une terre d’accueil pour y vivre. Ce soir, elle en verrait un pour la première fois … Même leur déesse différait. Kadu, la déesse de la vie, de la médecine, ce qui s’opposait à Héla, déesse de la mort, de l’affliction perpétuelle. D’ailleurs, Aileen pensait de plus en plus à la mort. Si elle mourait, du moins du point de vue de l’église, elle pourrait s’installer ailleurs et essayer de vivre tranquille. Fuir le monde des Ténèbres pour un autre monde. Mais où ? Un monde normal, où elle pourrait vivre tranquille avec Azraël, le chat noir qu’elle avait sauvé quelques années plus tôt. Car oui, maintenant elle savait ce qu’était un chat, un sage hérétique lui avait montré une image quand elle avait timidement demandé à quoi ressemblait un chat. Cessant de polir ses armes, elle les rangea prestement, avant de se lever pour partir discrètement. Opération assassinat du Pèlerin de la Lumière. Se fondant dans la ville, elle devint vite invisible, et se dirigea vers le lieu qu’on lui avait indiqué, une taverne. Quand elle pénétra dans la taverne, les regards lubriques qui la dévisageaient se détournèrent bien vite en voyant le pendentif significatif des émissaires d’Héla. Ignorant les regards qui fuyaient, elle grimpa directement à l’étage, et poussa une porte, toutes griffes sorties. Pour se retrouver face à un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux aussi violets que les siens, occupé à bander une blessure qu’il avait au bras. En la voyant à la porte, l’homme leva les yeux, résigné.

« Ah, une émissaire d’Héla. Tu es venue pour me tuer, c’est ça ? »

Eberluée, Aileen détailla l’homme, entra dans la pièce et s’approcha avec méfiance. Rangeant ses griffes, elle tendit sa main, et lui toucha le front du bout des doigts. Un être humain. Les Pèlerins de la Lumière étaient des êtres humains …

« Tu es un Pèlerin de la Lumière ? »
« Pour mon plus grand malheur, oui. »
« Si ce n’est pas indiscret … Pourquoi tous les Pèlerins de la Lumière convergent-ils ici ? Alors que vous savez pertinemment que les émissaires d’Héla vous tuent systématiquement ? »
« Parce qu’il n’y a qu’ici qu’on peut trouver un temple de notre déesse. La religion n’a pas grande importance pour nous, mais tu vois, c’est la seule chose qui nous noyaute. Vous avez des villes, des rois, des prêtres, vous avez une organisation. Nous, on a juste notre déesse, et ce temple en zone interdite. »

Elle devait tuer le Pèlerin de la Lumière. Le tuer.

« On était trois, au départ, puis je suis tout seul. On s’est approchés du temple de Kadu, et on s’est fait tirer dessus. Mes deux compagnons sont morts, moi j’ai pu m’enfuir sans leur porter secours. J’aurais aimé me rendre dans les terres de l’eau pour trouver un bon guérisseur … Mais j’imagine que tu es venue finir le travail ? »

Elle devait tuer le Pèlerin de la Lumière. Sa décision fut vite prise. Ouvrant la fenêtre, elle regarda de tous les côtés, puis attrapa la main de l’homme, la tirant d’un coup sec pour qu’il la suive.

« Mais … Qu’est-ce que tu fais ? »
« Cette question, je vais t’amener à la Porte des Ténèbres, idiot. »

Avec hébétude, le Pèlerin se leva et la suivit, glissant avec adresse sur les toits humides, ce qui étonna la Louve. Ils étaient des hommes, et ils étaient discrets … Eh bé, que de révélations. Rapidement et discrètement, les deux hérétiques atteignirent la porte des Ténèbres, qui s’illuminait doucement de violet. Après quelques adieux rapides, le Pèlerin franchit la porte, laissant la demoiselle seule dans la boue. Haussant les épaules, elle retourna au temple sans repasser par la taverne, prête à monter un mensonge de toutes pièces, disant que des hérétiques avaient aidé le Pèlerin à s’enfuir. Cependant, quand elle arriva au temple, un miaulement caractéristique déchira la nuit, lui glaçant le sang. Azraël … Se transformant en louve, elle sprinta jusqu’à l’église et redevint rapidement humaine, avant de se cacher dans l’ombre d’un pilier. Un homme d’église tenait son chat noir par la peau du cou, et le secouait sans ménagement, avec animosité et haine.

« Cet être infâme n’est pas mignon ! C’est un chat ! A travers ses yeux luisent les démons ! Ses griffures injectent en vous le poison de l’hérésie, pour bous détourner de la vraie religion ! Il doit mourir ! »

L’acier d’une dague se fit voir. Et dans un geste fluide, Aileen escalada le pilier pour sauter sur le dos de l’homme d’église, y plantant ses griffes acérées. Elle récupéra Azraël du bout des doigts, laissant l’animal se blottir en feulant contre sa poitrine, et fit un salto arrière pour retrouver son équilibre, en haut du pilier qu’elle avait quitté, pendant que le prêtre s’affalait au sol, mort. Après un temps de flottement, un des seigneurs du temple se dressa face à elle, l’apostrophant durement, tandis qu’elle caressait la tête du chat.

« Aileen, pauvre sotte ! Qu’as-tu fait ?! »
« Ca se voit, non ? Je l’ai tué. »
« Quelle idée t’as traversé l’esprit ?! Pourquoi protèges-tu cet envoyé des démons ?! »
« Qui est le démon, mon père ? Le malheureux félin victime de superstitions stupides, ou la déesse qui laisse mourir ses fidèles sans intervenir ? »
« Hérétique ! »
« Sacrilège ! »
« Aileen ! As-tu tué le Pèlerin de la Lumière ?! »

« Non. Je l’ai amené jusqu’à la Porte des Ténèbres, et il l’a franchi pour se mettre en sécurité. Je n’ai pas honte de ce que j’ai fait, bien au contraire. Sauver une vie vaut mieux que d’égorger des hommes pour assouvir la soif d’une prétendue déesse incapable d’aider les siens. »


Nouveau temps de flottement. Puis d’un coup, tout explosa, sur un ordre du prêtre.

« TUEZ-LA ! TUEZ CETTE HERETIQUE ! »
« Me tuer ? Il faudra d’abord m’attraper. »


Et avec un nouveau bond souple, la Louve disparut dans la nuit, son chat dans les mains. Ils pouvaient la chercher longtemps. Quand elle réapparaîtrait, ils devraient apprendre à avoir peur …



Le Président de la République est gardien de la Constitution et pendant qu'il fait ça, il n'est pas au bistrot.


xxx



C'est quand Jupiter fait gronder la foudre que nous croyons qu'il règne dans les cieux.


xxx



Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu'il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d'après les racontars des autres.


xxx



L'histoire se répète. Comme autrefois, comme toujours, on ne peut vaincre que par la force des armes, le massacre et la trahison.


xxx


J'ai pas besoin de leur sympathie.
Pseudo ▬ Champifeuille, aka Champi.
Prénom ▬ x).
Âge ▬ 20.

Découverte du forum ▬ Leaf-sama. <3
Les plus ▬ Leaf, Froggy, et Sunny que j'ai connu dessus.
Les moins ▬ TOUT 8D.

Code ▬ Poupidoupidou.

Autre ▬ xxx

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« Du pur Lys. »

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