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 Agoraphobia.

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Pèlerin sans Monde

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MessageSujet: Agoraphobia.    Ven 8 Oct 2010 - 22:06

PREMIER POST À Suhayma Afrâ.

    Great Harmattan. Capitale du monde de la Terre. Cette dernière avait été bâtie sous la terre. Bien qu’elle fût une merveille, un véritable joyaux d’architecture moderne, elle était le fléau des personnes souffrants de claustrophobie ou d’agoraphobie. Et, bien évidemment, ce fléau se retrouvait multiplié par deux lorsque l’on avait à la fois peur de la foule et la peur d’être confiné dans un espace clos. Mais lorsque l’on vivait dans le monde de la Terre, c’était l’endroit le plus sûr où aller. On y trouvait un grand nombre d’habitations et c’était le centre du monde. Toute l’activité s’y réunissait. Aux alentours, il n’y avait que végétation à profusion dans la forêt de Brocéliande, un pic immense perçant le ciel et de vieilles mines. En clair, l’endroit le plus fréquenté restait la capitale.

    Même si Myung n’était pas à proprement parler agoraphobe, elle détestait cet aspect de la capitale. Pour elle, une grande foule signifiait un tas de gens. Un tas de gens ayant des émotions plus ou moins gaies. Beaucoup plus d’émotions que pouvait en supporter la jeune Myung. Pour elle, traverser les rues bondées de la capitale un jour d’affluence, était tout simplement un véritable calvaire.
    Afin d’échapper à cette torture psychologique, la jeune fille avait élaboré un emploi du temps précis qui s’appuyait sur deux points : partir aux aurores, puis revenir très tard. Cela lui laissait peu de temps pour dormir, mais après tout peu importait. Elle avait tout le loisir de se reposer une fois écarté de la fourmilière de Great Hattaman. Ou alors, quand elle ne sortait pas complètement de la ville, elle allait se réfugier dans les quartiers les moins fréquentés. Ces derniers étaient souvent de vieux quartiers qui avait été abandonnés, étant jugés trop loin du centre actif de la ville, ce qui convenait parfaitement à Myung. Ou alors, leur désertation avait été entraînée par la qualification de ces souterrains de « dangereux ». Est-ce utile de préciser que cela signifiait que du fait de l’ancienneté ou de l’état de dégradation de certaines des branches dérivées, ces dernières menaçaient de s’effondrer ?
    Ce matin cependant, Myung ne s’était pas levée aux aurores. Elle n’en avait vraiment pas eu le courage. Quand elle avait ouvert les yeux, la lumière l’avait aveuglée. Cette nuit là, elle était rentrée chez la personne qui la logeait de temps en temps. Maintenant, elle se souvenait : hier soir, elle était entrée par la fenêtre de sa chambre qu’elle avait laissée ouverte pour effectuer le présent tour de passe-passe. Étant donné que cette pièce se trouvait au rez-de-chaussée, l’Araignée n’avait pas eu à fait d’escalade. Elle était donc entrée par la fenêtre, et s’était effondrée sur son lit sans même prendre le temps de fermer les rideaux. Résultat, la lumière l’éblouissait maintenant. Que faire d’autre que de fermer les yeux quand de la lumière vous éblouit ? Myung ferma vite ses paupières et sombra dans une courte période de sommeil.
    Son deuxième réveil se fit environ une heure plus tard. Elle se passa de l’eau sur le visage avant rentrer dans la pièce à vivre. La vieille femme qui lui avait gentiment offert un toit en échange de quelques services s’y trouvait, assise dans un gros fauteuil, une tasse fumante à la main. Myung la salua poliment d’une petite voix avant de sortir, par la porte cette fois.
    « Puis-je savoir où tu vas comme ça jeune fille ? » fit la grand-mère d’une voix abimée par le temps qui avait passé.
    Myung revint sur ses pas d’un air penaud et bredouilla :
    « Je… Enfin juste en ville. Vous… Vous avez besoin de moi ? »
    La vieille dame sembla pensive un moment, avant de secouer péniblement sa tête remplie de nombreuses années de vie et de déclarer :
    « Non, c’est bon. Mais si tu reviens ce soir, ne rentre pas trop tard. »
    La jeune fille hocha la tête avant de filer par la porte d’entrée sans demander son reste.

    Elle avait manqué son heure. Elle venait à peine de franchir le seuil de sa pseudo-demeure qu’elle sentait déjà les gens. La maison n’était pas spécialement proche des places très fréquentées, mais beaucoup de monde marchait aux alentours des dites places. Résultat, avant même de s’être approchée du cœur de la fourmilière, elle sentait déjà ce poison avec lequel elle vivait depuis maintenant un bon bout de temps, trop au goût de la jeune fille. Oui, elle percevait déjà des pensées parasites, des émotions qui n’étaient pas les siennes. Elle était le mélange de la tristesse de cette jeune femme en deuil de son mari et la joie de cette petite fille de cinq ans qui avait acheté une douceur faite de sucre. Elle ressentait ce mix de plusieurs sensations contradictoire. En clair, elle était déjà complètement paumée, et ce avant même de s’être approchée des rues les plus fréquentées de la capitale. Pourtant, elle devait se rendre en ville. Elle devait aller jusqu’au marché pour s’acheter quelques babioles artisanales. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait rien possédé qui soit neuf. Elle avait donc pour but de regarder les étals, et de négocier ce qu’elle pouvait. Ça ne lui arrivait pas souvent. Une fois par mois environ, elle prenait sur elle. À la manière d’un plongeur qui prend une grande inspiration, elle respirait un coup au calme avant de foncer dans la foule. Elle évitait de se retrouver coincer dans des mouvements de foule autant que possible.
    Arrivée au bout d’une rue adjacente à la place du marche, elle posa ses mains ses temps et ferma les yeux. Sa tête commençait déjà à bourdonner. Elle ne savait plus vraiment qui elle était. Elle était triste. Mais aussi joyeuse. Et nostalgique. Elle avait brusquement envie d’entreprendre des choses. Non. Elle ne devait pas céder. Myung, Myung, Muyng. Elle était Myung. Oui. Il fallait qu’elle respire, calmement, doucement. Il fallait qu’elle se concentre, et qu’elle essaie de se protéger contre toutes ces émotions étrangères. Bien que ce soit inutile, elle devait tenter de créer un bouclier mental qui l’isolerait enfin des autres. Il aurait été étonnant qu’elle puisse avoir, en une nuit, acquis ce qu’elle avait toujours cherché. Mais bon, c’était beau de rêver en dehors de ses nuits. Elle n’avait pas les moyens de ses protéger de ses propres talents, et devait les subir. Mais peut-être qu’un jour elle trouverait un quelconque moyen de s’en servir à des fins utiles. Cependant, ce jour là n’était pas encore venu.

    La jeune fille inspira une dernière fois et quitta sa rue. Elle fonça sur la place du marché. Intimidée par toutes ces personnes, elle gardait la tête baissée en tentant d’éviter les gens qui se trouvaient sur son passage. À l’extérieur, elle ressemblait à une petite fille un peu perdue qui devait atteindre un but inconnu. Elle fonçait, et les gens ne faisaient pas attention à elle. À l’intérieur, c’était le désordre total. Chaque personne à côté de qui elle passait déversait inconsciemment sur elle toutes ses émotions. Elle passait ainsi du coq à l’âne. Elle n’avait pas encore atteint son but ; elle était presque à la moitié. Elle voyait le stand qu’elle convoitait se rapprocher, mais à quel prix ? Elle respirait bruyamment. Son cœur battait fort. Elle se sentait perdue. Une fois de plus, elle perdait ses pensées et ses émotions, remplacées par des centaines d’autres venues d’ailleurs, d’autres consciences. Plus que tout, elle désirait un bouclier. De quoi se protéger de tout ce qu’elle ressentait.
    Perdue, elle faillit se laisser emporter par le flot continu de gens qui marchaient, avançant comme une masse compact plutôt que comme des individus étant chacun différents les uns des autres. Elle était devenue se groupe pendant un instant, quand elle aperçut un étal de nourriture bon marché. Juste ce qu’il lui fallait.
    Elle se retrouva face au vendeur. Elle attrapa deux fruits qu’elle posa dans la main du jeune vendeur. Le bout de ses doigts effleura durant un court instant la paume du garçon. Le contact multipliait le flot d’émotions et la précision de ces dernières. Elle sentit alors ce que ressentait cette personne en face d’elle : il était las d’être là chaque matin, à vendre des fruits et légumes pour gagner de quoi vivre chaque jour. Chaque client était une aubaine, mais il n’arrivait plus à se réjouir. Décontenancée par ce qu’elle percevait, Myung régla ses achats avec le peu d’argent qu’elle avait sur elle en souriant au vendeur. Pour cela, elle n’avait eu qu’à se brancher sur les émotions d’une personne heureuse. Elle décrocha ainsi un sourire encourageant au garçon avant de disparaître à nouveau dans l’anonymat de la foule.

    Cependant, elle fut vite prise de malaise. Elle sentit sa température corporelle augmente brutalement. Elle avait très chaud. De la sueur commença à perler sur ses tempes. Et soudain, elle eut froid, très froid. Sa température avait chuté brusquement. Elle se sentait mal. Elle sentait le malaise venir. Trop de gens, trop de contradictions. Tous ces excès étaient mauvais, très mauvais pour Myung. Serrant bien fort la lanière de son sac contenant ses deux fruits, elle courut jusqu’à une ruelle un peu plus loin. Plaquant son dos contre un mur, elle haletait. Sa vision se brouilla, ses jambes se mirent à trembler.
    Doucement, elle se laissa glisser, s’assit sur le sol, et resta ainsi, recroquevillée, seule, à la recherche d’un peu de sérénité.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Lun 11 Oct 2010 - 16:04

Suhayma ouvrit les yeux.Vue la position du soleil,il devait être très tard...
Elle mit une main sur son visage.Elle se souvenait de la nuit qu'elle avait passée.Et bien mouvementée,pour une fillette.Elle a du aider la meute de loup qui l'avait prise comme une des leurs à renvoyer une meute ennemie.Cette meute avait essayée de les prendre par surprise en attaquant en pleine nuit.Elle avait passée la moitié de la nuit à réunir les louveteaux dans un endroit sans danger,et l'autre moitié à coller des coups de pieds à des loups enragés.
Ce fut une nuit...Lupine...
Elle entendit des sons de pas maladroits et sentit le sol vibrait sous les pas du petit louveteau blanc.Mikichi donna un coup de langue sur la joue de Suhayma.
"Debout !N'oublies pas que l'on va dans la ville soutteraine,aujourd'hui "S'écria-t-il.
Ce petit louveteau blanc était une boule d'énergie,et ne lâchait jamais la fillette à la peau fantômatique.
Elle fit un gros effort pour se lever et se trainer hors de sa tannière crée spécialement pour elle,car elle était malheureusement trop grande pour celle des autres loups.
Un rayon de soleil d'après midi éblouie la forêt de brocéliande,et les yeux de Suhayma.
"Où est Chaztah ?"Demandit Suhayma.
"Avec sa maagnifique compagneuh !"Ironisa Miki' en gonflant ses yeux.
La fillette pouffa de rire,puis reprit son sérieux.
"Arrêtes de te moquer d'elle !Elle a besoin de soutient !"
Le louveteau baissa la tête et partit dans un coin,un peu triste.
La louve était devenue aveugle en attaquant l'homme qui avait agressé la famille biologique,puis la famille adoptive de Suhayma.Depuis,la fillette le recherchait depuis un bon mois pour se venger.Elle allait régulièrement dans la capitale soutterraine du monde de la terre pour le retrouvait,accompagnée de Mikichi et de Chaztah.Mais ils revenaient souvent déçus car ils ne retrouvaient rien.

Chaztah,un jeune loup marron au dos gris,finit par les rejoindre,et le trio s'en alla pour la ville de Great Harmattan.Ils s'engouffrèrent dans le tunnel servant d'entré à la ville,qui plongeait et était illuminé avec des lumières sur les murs.La première fois qu'ils y étaient entré,les deux loups étaient pétrifiés,et la fillette avait due les pousser pour qu'enfin ils entrent dans la capitale.
Qui était énormément peuplé !
Mais pour la filette et ses deux compagnons,le problème de pousser les gens pour se frayer un chemin ou de vouloir s'isoler dans un petit coin n'était pas très difficile.Les loups n'avaient et n'ont jamais eu une bonne réputation,même dans le monde de la terre.Par respect pour les créations de la déesse de la terre,les habitants ne tuaient pas les loups,mais préféraient souvent les rejettés,de peur qu'ils attaquent les habitants.Suhayma ne comprenait jamais pourquoi les humains n'aimaient pas vraiment les loups...Ils étaient tellement bons avec elle !
Elle marcha en ville,les deux loups à ses côtés,puis un large espace en cercle avantd'y avoir les autres habitants.Suhayma se planta devant un marchand (qui était le même que celui que précédement Myung avait croisé ),un jeune homme avec un beau sourire,qui s'effaça quand il vit la filette au loups.
Il l'observa quelques secondes.Une filette habillée d'une robe sombre,déchirée sur les côtés,avec une peau pâle,des cheveux et des yeux sombres,avec elle,des loups étranges.Il en eut des frissons.
"Avez-vous vu un homme plus grand que la moyenne des habitants et plutôt musclé ?"Questionna Suhayma.
Le jeune homme resta immobile.Mais pourquoi cette question ?
Mais un autre marchand à côté de son stand,plus vieux et plus expérimenté que lui,répliqua :
"Mais qu'est-ce qu'on s'en fiche de tes histoires !Vas donc ailleurs le chercher,ton super homme !"
"Que je retrouve cet homme est important !Répliqua-t-elle.Voulez-vous que cet homme,si je ne le retrouve pas,continue à tuer des innocents pour de simples objets ?Voulez-vous que ceux qui survient à ses agressions finissent vider de raison de vivre ?"
Puis,elle montra sa main droite au vieil homme,où une vilaine cicatrice traversait sa pomme,puis entourait son index jusqu'au bout de l'angle.Celui-ci eut un mouvement de dégout,puis répliqua qu'il n'avait jamais vu un homme avec cet description.
Déçue,la fillette reprit son chemin,entourée de ses deux loups et de cet espace qui augmentait sa déception.Soudain,elle se sentit moins seule,en voyant un bébé s'approchait d'elle.Puis elle vit sa mère,criant le nom de son enfant en se débattant face à des personnes trop supersticieuses pour la laisser entrer dans le cercle de la fillette.Suhayma attrapa l'enfant dans ses bras,un sourire rassurant,et le tendit à sa mère.Celle-ci le reprit,terrifiée,et s'éloigna de quelques pas,tout comme les autres personnes se sentant trop proches d'elle.
Blessée,elle reprit sa route,pour aller dans le lieu où elle avait vécu une partie de sa vie,avec sa famille adoptive.Aujourd'hui,les trois personnes avec qui elle avait due volée des pommes et des vivres dans les marchés étaient morts.Salena,l'aînée,était morte psychologiquement,devenue coquille vide,et Yaril,le cadet,était inconsable.Quant à la dernière,elle était...
Soudain,Suhayma vit,au bout d'une ruelle,une silhouette,adossée à un mur.Son coeur ne fit qu'un bond.
Natacha ?"Murmurra la fillette.
Les deux loups,derrière elle,se lancèrent un regard intriguait.
Suhayma pressa le pas dans la ruelle.
"Natacha !"S'écria-t-elle en levant le bras pour se faire remarquer.
Elle courrut,mais s'arrêta bien vite.
"Natacha..."Dit-t-elle d'une voie plus sombre en jettant un léger regard sur la jeune fille qui se massait les tempes,épuisée.
Elle avait le même âge et la même corpulence que Natacha,mais n'avait pas une peau sombre,ni des nattes sauvages de cheveux frisés et noires sur la tête.
"Désolé de vous avoir dérangée."Dit-t-elle avant de retourner beaucoup plus lentement qu'à son allée auprès des loups.



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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Mar 12 Oct 2010 - 13:30

    Elle souffrait. Trop d’émotions lui avaient toujours fait cet effet. Comme si elle avait d’un coup une violente migraine, comme si elle perdait pied dans des vagues immenses venant de toute part de l’océan. Comme si elle n’était plus Myung Holy-Ash, mais un recueil de couleurs qui n’étaient pas faites pour être mélangées ensemble. Dans ces instants, elle était perdue, à la merci du monde qui l’entourait. Elle était seule face à des sentiments qui n’étaient pas les siens et qu’elle ne parvenait pas à comprendre, pour certaines fois.
    Elle était à la merci du monde, ainsi recroquevillée sur elle-même. Elle ne pleurait pas mais seules les émotions de gens heureux et riant aux éclats l’en empêchait. La réalité n’existait plus tant Myung était déboussolée. Tout ce qu’elle entendait, c’était son cerveau qui tentait de s’isoler de toutes ces pensées parasites. Elle se massa les tempes, toujours pliée en deux contre le mur qui lui servait de dossier. Comme si cela pouvait servir à quelque chose. Elle ne ressentait pas de douleur physique. Le mal qui la rongeait était psychique, et personne ne pouvait la comprendre. Dommage. Elle souffrait. Elle se massa les tempes avec conviction, encore et encore. Peu à peu, elle sentit sa température redescendre à une chaleur plutôt normale. Elle arrêta de transpirer. C’était déjà mieux. Ses jambes se décontractaient peu à peu. Sa respiration se faisait plus calme, et ses mouvements respiratoires étaient à nouveau réguliers. Elle distinguait mieux ce qui l’entourait. Elle voyait à nouveau clairement. Tous les effets secondaires avaient finis par se dissiper, comme toujours, et heureusement d’ailleurs. Seul restait désormais l’effet principal : la confusion perpétuelle dans sa tête. Mais bon, à force, elle avait appris à faire avec. Ça n’allait pas « bien », mais ça allait « mieux », et dans le cas de l’Araignée, chaque amélioration était à accueillir comme un miracle. Elle devait donc s’estimer heureuse de pouvoir à nouveau se lever. Pouvoir. Elle ne comptait pas se lever. Elle se sentait encore trop faible.

    Natacha ?

    Ce n’était qu’un murmure. Très faible. Myung ne l’entendit pas avec ses oreilles. Elle perçut une nouvelle flopée de sentiments, plus nette. Cela signifiait que la personne qui ressentait ses émotions était plus proche. À dire vrai, qu’elle se rapprochait. Intriguée, l’Araignée leva la tête et regarda d’où provenait cette nouvelle vague qu’elle percevait. Tiens, quelqu’un marchait dans sa direction. Cette personne semblait pressée, puisqu’elle hâtait le pas. Et un peu perturbée aussi. Ce que ressentait Myung était confus. Mais ça n’avait rien à voir avec elle. Cette jeune fille ne faisait sans doute que passer dans la rue adjacente à un lieu fréquenté. Elle avait probablement rendez-vous avec quelqu’un. Tant mieux pour elle, ce n’était cependant pas le problème de Myung.

    Natacha !


    La personne se rapprochait. C’était une petite fille aux airs fantomatiques, sans doute à cause de sa peau très pâle que l’on voyait au loin. Elle était suivit par des bêtes à quatre pattes, plutôt jeunes. Sans doute des chiens qu’elle avait recueillis. La fille leva un bras, sans doute pour faire un signe à quelqu’un. Si cette fois la personne qu’elle appelait ne l’avait pas entendue, elle devait avoir un problème. Curieuse, Myung tourna la tête. Personne. Elle ne voyait ni percevait personne au bout ni même un peu plus loin, du moins personne qui soit susceptible d’attendre quelqu’un. Mais alors, à qui donc s’adressait l’autre fille, celle qui se trouvait de l’autre côté ? Qui était donc cette Natacha qu’elle hélait, comme si elle l’avait vue ? Tiens, voilà qu’elle courrait maintenant.

    Natacha...

    La fille stoppa net sa course. Intriguée, Myung prêta plus ample attention à ce qu’elle percevait grâce à ses sens invisibles. Cette fille était déçue. Si on retraçait le parcours de ses émotions, on pouvait y lire de l’incrédulité, de la surprise, de la joie et finalement, maintenant, de la déception. Et le plus surprenant était la cause de cette décision : l’Araignée en personne ! Pourtant, elle n’avait rien fait pour. Il y avait simplement eu confusion sur la personne. Elle n’était pas cette Natacha que la fille avait cru voir. Elle devait lui ressembler, sans doute. Mais elle n’était pas cette personne, au grand dam de la fillette fantomatique qui se tenait devant elle.

    Désolée de vous avoir dérangée.

    Myung allait répondre alors que la fillette faisait déjà demi-tour pour retourner auprès de ses chiens à l’embouchure de la ruelle. Coupée dans son élan, l’Araignée ne savait que faire. Elle ne comprenait pas les relations humaines ni les émotions, malgré un certain avantage qu’elle possédait si les autres. Elle savait ce que ressentait cette fille qui avait sans le vouloir partagé une partie de sa vie avec elle. Mais elle ne savait guère plus que lui dire. Quels mots auraient-pu la consoler ? Qu’aurait-elle aimé entendre ? Qui était-elle ? Si Myung percevait les émotions, elle n’avait pas accès aux pensées de chacun. Ça lui aurait pourtant bien été utile, pour comprendre les gens. M’enfin, elle avait déjà assez de fil à retordre avec les émotions. Elle n’allait pas demander à avoir un problème en plus. Un à la fois, c’était déjà suffisant pour la jeune fille.

    Elle allait se replonger dans ses pensées et ses émotions quand son regard balaya la ruelle. Ce n’était pas des chiens là bas ! Oui, elle avait cru que c’était des chiens. Mais ce n’était pas du tout des chiens. Ces jeunes silhouettes sur pattes, ce n’était pas des canidés, c’était des… Des loups ! Et l’autre fille qui cherchait Natacha et qui l’avait confondue avec Myung se jetait droit dans la gueule… Du loup, c’était le cas de le dire ! Bien que jeunes, ils restaient des prédateurs terribles et puissants. Elle devait la prévenir ! Elle devait lui dire… Mais l’Araignée n’était pas des plus courageuses. Certaines personnes, complètement héroïques, se seraient levées, auraient courus pour sauver la pauvre petite fillette des vilains méchants animaux. Les héros des légendes auraient sans doute agis comme ça. Sauf que… Sauf que Myung ne faisait pas partie des légendes, pas plus qu’elle n’était une héroïne. Elle était une trouillarde, et ne faisait jamais face au danger. Cette histoire n’était pas la sienne. Elle ne connaissait pas cette fille, elle ne lui avait jamais parlé. Qu’elles se soient trouvées là toutes les deux le même jour à la même était une pure coïncidence. Elle n’avait aucun devoir envers cette fille. Sauf que… Non, elle ne pouvait pas, si les loups l’attaquaient elle plutôt que l’autre… C’était stupide. Elle ne pouvait pas prendre ce risque là. Sa vie passait avant celle des autres, non ? Que faire ? Plutôt que de se mettre en face du danger, Myung se leva, brutalement. Sa tête tourna, mais elle n’y fit pas attention. Prise de panique face à sa propre audace, elle lança :

    « Cours, cours, sauve-toi, ce sont des loups ! »

    Myung était en alerte. Sa panique, atténuée par les émotions extérieures qu’elle ressentait, la submergeait. Pourtant, au delà de sa propre peur, elle ne sentait pas de crainte provenant de la fille qui faisait face aux bêtes. Elle était presque sereine, si on faisait impasse sur sa déception croissante. Elle n’avait pas peur. N’avait-elle pas conscience du danger qui se trouvait sous son nez, juste en face d’elle ? Myung n’avait qu’une envie : se transformer en araignée et disparaître. Devenir minuscule et fuir par un moyen quelconque auquel elle n’avait pas accès sous sa forme humaine. Mais quelque chose la poussait à s’assurer que l’autre fille s’en sortirait indemne. Sans doute le fait de connaître ses sentiments. C’était quelque chose qui avait tendance à vous rapprocher des gens.

    « Sauve-toi, vite, que je puisse disparaître ! » songeait Myung.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Mar 12 Oct 2010 - 17:54

Suhayma,triste,traina des pieds pour profiter de sa solitude durant quelques secondes,et plonger dans ses pensées sombres.

*Natacha...*pensa-t-elle.

Pourquoi se faire des illusions et songer à l'impossible ?Natacha n'était plus.Jamais elle ne reverra son grand sourire découvrant toutes ses dents blanches qui faisaient contraste avec sa peau d'ébène.Natacha ne revienda jamais consoler son frère cadet,ni ne viendra pour essayer de redonner goût à la vie à sa meilleure amie.Et puis,elle ne reviendra pas venger sa mort et récupérer son talisman.Enfin,elle ne reviendra pas voir Suhayma,ne lui apprendra plus des jeux amusants et quelques tours pour voler plus facilement dans les étalages des marchés.
Natacha ne reviendra tout simplement jamais,et il en sera ainsi.
Suhayma repensa à ses amis,qu'elle avait laissée dans un refuge sale,dans un de ces quartiers démunis de la capitale du monde de la terre.Elle ne les avaient pas revue depuis cette triste journée.Elle avait laissée Yaril,incossable,et Salena,devenue alors coquille vide,ses cheuveux de soleil autrefois longs,coupaient à ras.Elle pouvait aller les voir,mais n'en avait pas le courage.Elle ne voulait pas revoir leur visages tristes,ne voulait pas les décevoir en revenant bredouille,et voulait encore moins revoir ce paysage lugubre et désespérant où ils vivaient désormais.
Elle aurait pue aussi les déposer dans un lieu plus acceuillant.Elle avait essayée,mais toujours ils ont été refusés.Les propriétaires des refuges et des orphelinats disaient qu'ils n'étaient pas assez vivants pour les accepter.Qui voulaient un enfant pleurnichard et d'une jeune fille vide,aussi utilie qu'une pierre qui prendrait toute une place pour rien ?De plus,ils disaient que leur visage malheureux inspiraient le desespoir aux autres habitants,et pourrait leur donner des envies de suicides,ou pire,alors que le but de ces orphelinats et de ces refuges était de redonner espoir aux personnes les plus pauvres pour qu'ils puissent voir vers l'avenir.Or,ces deux individus leur inspiraient tout le contraire.
Habituellement,Suhayma devenaient complètement noire de colère en repensant à toutes ces paroles.Mais elle était tellement triste en repensant à Natacha qu'elle ne fit aucun signe de rage en y repensant...

« Cours, cours, sauve-toi, ce sont des loups ! »

Suhayma leva à peine la tête en entendant ces paroles.Des loups,où ça ?En face d'elle,il n'y avait que ses deux amis...
Ah oui,elle oubliait parfois que ses deux compagnons,et même toute la meute où elle habitait,étaient des loups.Vivre et pouvoir communiquer avec eux quotidiennement,et perdre le contact avec les autres humains lui avait donné en tête que soit ces loups étaient humains,soit elle était lupine.Elle soupira,légèrement agacer par cette phobie sur les loups que les habitants du monde de la terre se donner du mal à entretenir.Purée,ils ne sont pas si méchants que celui du petit chaperon rouge,ces loups !
Elle se pencha et prit Mikichi dans ses bras,qui se débattit quelques secondes en grognant qu'il était grand et fort et pas nunuche,avant d'abandonner.Chaztah commença à railler qu'il se prenait pour un bébé humain,il aimait bien taquiner le louveteau,car il était horriblement susceptible.Elle avança vers la jeune fille,qui avait l'air d'avoir une terrible peur face aux loups.

"N'aie pas peur !Dit-t-elle d'une voie la plus rassurante possible.Je te présente Mikichi !"

Elle porta le louveteau vers la jeune fille,puis le laissa s'en aller,la fourrure hérissée.Chaztah s'assit aux côtés de Suhayma.

"Lui,c'est Chaztah.Enchaina-t-elle.Mais j'aurais un peu de mal à le porter,vois-tu..."

Le loup lui lança un regard noir,et la fillette ria aux éclats devant l'air rageur de son ami.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Mar 12 Oct 2010 - 21:39

    Ce fut l’étonnement qui répondit à l’injonction de Myung. Visiblement, l’inconnue ne voyait pas de quoi parlait l’Araignée. Comment ne pouvait-elle pas remarquer les deux bêtes, juste devant elle ? Pourtant, elle l’avait bien reconnue, ou plutôt confondue avec quelqu’un d’autre à une certaine distance… Ça ne provenait donc pas d’une défaillance de sa vision. Alors qu’est-ce donc qui clochait chez cette fille ? Ah, ce n’était plus de l’étonnement. Myung venait de percevoir un changement dans l’esprit de la fille. C’était devenu… De l’agacement ? Mais pourquoi cet agacement ? Non, décidément, Myung ne comprenait pas. Pourquoi était-elle agacée ? Elle aurait du avoir peur, trembler devant ces prédateurs… Bon, l’un d’entre eux n’avait pas l’air très grand ni très dangereux, mais l’autre était plutôt imposant. Et le simple fait de trouver des bêtes comme ça dans les rues de la capitale aurait du l’alerter. Mais visiblement, il n’en était rien, et cela avait pour effet de perdre complètement Myung. Pour changer. Elle avait l’habitude, mais bon. Elle était complètement paumée. Le monde était-il si étrange que ça ? Ou bien était-ce elle qui n’avait rien compris à la vie ? Bon, posée comme ça, la question pouvait admettre les deux réponses. Mais enfin bref. La surprise que ressentait l’Araignée se mit à croître quand la fille se pencha et prit l’animal dans ses bras. Il n’y avait pas la moindre peur en elle, simplement une affection extrême, puissante, que presque jamais Myung n’avait ressentie. Décidément, pour être une surprise, c’en était une de taille ! Et encore, ce n’était pas fini ! Après avoir calmé la bête à qui visiblement ça ne plaisait pas de se retrouver perchée dans les bras de quelqu’un, l’étrangère avança vers Myung.

    "N'aie pas peur ! Je te présente Mikichi !"

    La voix de l’étrangère se voulait rassurante, l’Araignée le percevait grâce à ses sens invisibles, et encouragée par le lien qui unissait l’animal qu’elle avait crut méchant à cette fille la poussa à se rapprocher de la bête. Elle avait toujours aimé les animaux, bien qu’elle restât prudente avec eux. Elle était très intriguée en réalité. Si elle avait tendance à fuir les humains, c’était à cause de son pouvoir qui la dérangeait. Elle était proche des Hommes dans le sens où elle percevait leurs émotions. Avec les animaux, c’était différent. Elle ne sentait rien. Rien d’autre qu’elle-même et ses propres sentiments. Et quand on vivait en permanence avec des pensées parasites en tête, ça vous changeait là vie d’être seul. Avec les animaux, elle était seule. Elle ne sentait pas leur conscience. Ils étaient vivants, mais visiblement leurs perceptions étaient trop éloignées de celle des humains pour que Myung puisse les saisir. Ils étaient donc mystérieux pour elle. Car elle ne les sentait pas. C’étaient des êtres vivants, mais tout comme les légumes, elle ne les sentait pas. Encore heureux, d’ailleurs. Si elle devait ressentir les légumes, les plantes, les arbres, les animaux, et tout cela en plus des Humains, elle serait totalement perdues. Car, que ressentaient les légumes ? Mrf non, pas les légumes, les loups, puisque c’était un loup qui se tenait devant elle. Tenait… Au passé. Car il n’aimait pas être porté. La fourrure hérissée, il était assis auprès de sa maîtresse.

    Enfin, sa maîtresse ? Myung n’en savait rien. Cette fille était plutôt étrange. Déjà, elle était liée à ces loups. Ce lien était puissant. C’était quelqu’un chose de rare. Comme une reconnaissance. Les loups faisaient partie de la vie de cette fille aux airs de fantômes, Myung était claire sur ce point. C’était ce qui apparaissait en premier quand on sondait l’océan mental de ses sentiments, choses que pouvait faire Myung. En revanche, elle ne pouvait pas comprendre pourquoi. Quelle était la nature de ce lien ? Comment en était-elle arrivée là ? Et pourquoi était-elle dans cette rue, au fait ? Quelqu’un vivant avec des loups, ça ne passait pas inaperçu dans les rues. Pourtant, l’Araignée n’avait aucun souvenir de cette fille. Elle l’aurait reconnue sinon. Enfin, probablement. Et puis… Il y avait eu cette confusion. Natacha. Cette fille avait du compter énormément pour elle. Une sœur ? Aussi étendues que soient ses perceptions de choses imaginaires et irréelles, Myung n’avait pas réponse à cette question. Elle aurait bien aimé savoir, avoir des réponses à toutes ses questions, mais elle était bien trop timide pour oser demander des choses aussi personnelles. Elle, elle le savait, n’aurait pas parlé si on lui avait demandé des détails sur sa vie de famille, sur son passé, ou même sur le lourd médaillon qu’elle portait en permanence autour du cou. Savoir des choses des autres, mais ne pas laisser les autres savoir quoique ce soit sur elle. C’était un principe, certes très égoïste, mais un principe quand même. Myung s’efforçait de l’appliquer, mais pour le moment, elle n’était pas très douée. Alors elle se taisait, tout simplement, et continuait de fuir le monde.

    Lui, c'est Chaztah. Mais j'aurais un peu de mal à le porter, vois-tu...


    Moui, Myung voyait très bien, même si elle aurait sans nul doute préféré ne pas savoir. Si elle avait quelque chose à craindre, ce serait probablement de Chaztah. Même si, il fallait bien l’avouer, le plus petit loup, Mikichi, semblait plutôt teigneux. Il fallait que l’Araignée fasse très attention à ce qu’elle faisait. Si jamais ces bêtes s’avéraient trop protectrice envers cette étrangère aux airs de fantômes, Myung en paierait très certainement les conséquences. Mais elle n’était pas suffisamment audacieuse pour faire quoique ce soit qui puisse paraître menaçant. Elle était beaucoup trop trouillarde pour ça, elle le savait, mais elle ne pouvait lutter contre ça, malheureusement. Il fallait qu’elle reste calme, et qu’elle ne monte pas sa peur. Un rien lui faisait peur, et ces loups inconnus faisait partie des nombreuses dangers potentiels qu’elle repérait autour d’elle en ce moment-même.
    Inconsciente de tout ce à quoi Myung pensait, l’autre fille éclata de rire. Décidément, il y avait dans l’atmosphère, quelque chose que l’Araignée ne pouvait ni saisir, ni comprendre.

    Myung resta encore perplexe, avant d’entreprendre de rameuter tout son courage. Une fois la frayeur des loups passée, sa curiosité reprenait le dessus. Mais sa timidité l’empêchait de trop parler, de trop poser de questions. Il fallait qu’elle s’y résolve. Myung inspira. Prépara sa question dans la tête. Il fallait qu’elle lui fasse dire un maximum de chose, sans toutefois donner trop d’informations dans sa question. Ce n’était pas si facile, surtout si la personne en face notait chacun de vos mots. Finalement, la jeune fille décida de se lancer. Elle espérait simplement que ça allait bien se passer. Elle était sans doute plus vieille que l’autre, et grâce à sa forme arachnide, elle pouvait s’éclipser sans être vue, mais les deux loups assuraient une certaine domination de la fille blanche.

    Elle se lança avec plus ou moins d’assurance.

    « Est-ce que… Euh, tu vis avec ces loups depuis longtemps ? Tu sembles, les, enfin les apprécier beaucoup. Et… Réciproquement. »


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Mer 13 Oct 2010 - 23:28

La fillette observa la jeune fille qui regardait avec curiosité les deux loups.Elle avait l'habitude de cette attention que donnait toujours les autres habitants de la ville à la fillette aux deux loups.Au début,cela faisait un mois,elle se sentait écrasée par le poids des regards que portaient les gens sur elle.Les femmes cachaient les yeux des enfants en leur murmurant qu'elle était un fantôme venu hanter la cité,d'autres tremblaient en balbutiant qu'elle pouvait leur prendre tout ce qu'elle voulait mais ne pas les tuer,et certains éprouvaient une curiosité sur ce trio pour le moins étrange,mais préféraient se terrer dans un coin,pour se fondre dans la masse,attendant plutôt qu'un audacieux s'approche d'elle pour voir la réaction des personnes,puis aller la voir.

Ce que préférait par dessus tout Suhayma,c'était d'aller en premier lieu dans les quartiers les plus pauvres de la cité.Elle adorait venir y observer,tout d'abord,sa toute première maison où elle avait habitée,avec sa famille biologique.Elle y entrait doucement,comme si elle allait déranger un esprit qui y rôdait encore,puis elle allait de pièce en pièce,regardant les meubles,les murs,les lits,en murmurant :"Oh,je me souviens de ce meuble là,mon grand frère s'était fracassé la mâchoire dessus !" ou d'autres commentaires dans ce même genre.Puis elle entrait dans le petit jardin,où elle levait les bras pour s'étirer,et regardait le paysage.
Puis elle continuait sa petite route,allant en deuxième lieu,dans l'ancien bar où elle avait travaillée avec sa mère.Elle observait les va et vient des clients,parfois en reconnaissait deux ou trois,puis s'approchait doucement,et observait les lieux par la vitrine.Elle devait régulièrement essuyait la vitrine pour mieux observer à cause de la buée.Elle se penchait d'un côté ou de l'autre pour mieux voir un angle.Elle préférait ne pas y entrer,de peur de les effrayer,avec ses deux loups,de faire effrayer les clients de son ancien patron.En parlant de son ancien patron,celui-ci vieillissait de jour en jour,et cela se voyait à vue d'oeil !Ses cheveux noirs étaient presque blanc,des rides avaient traversés son visage qui était autrefois toujours jeune,et ses pas étaient moins rapides.Mais il criait toujours comme un fou sur ses employés,avec cette même énergie destructrice,et acceuillait toujours à bras ouvert tout ceux qui désiraient boire un petit verre ou travailler sous ses ordres.Parfois,elle entendait la voix de sa mère qui raisonnait dans sa tête,et qui lui répétait souvent :"Sois plus méfiante et plus agile !Tu ne réussiras jamais dans ce métier !"
Enfin,en troisième lieu,elle se déplaçait vers une vieille cabane délabrée,loin dans les quartiers les plus défavorisés de la cité du monde de la terre,et y pénétrait comme dans un temple sacré.Puis elle regardait le plafond moisi,première chose qu'elle avait vue dans cette cabane,puis observait chaque recoin de ce lieu qui lui parassait enchantée.C'était ici qu'on l'avait soigné après sa survie à l'agression de l'assassin de Natacha.C'était aussi ici qu'elle avait reçu son nom,sympathisé avec sa nouvelle famille,partagée de si bon souvenirs,appris bien des choses qu'elle ne savait point...

« Est-ce que… Euh, tu vis avec ces loups depuis longtemps ? Tu sembles, les, enfin les apprécier beaucoup. Et… Réciproquement. »

Elle sortit de ses courts songes et observa de plus prés la jeune fille.Elle était terriblement timide,dis donc.Comment allait-t-elle s'en sortir dans ce monde de félés,avec ça ?Cela devait être un handicap pour elle.Ne pas pouvoir s'exprimer librement,toujours ressentir une boule à l'estomac...Enfin,c'est ce qu'elle pensait,peut-être était-ce bien différent,bien moins complexe.Ou plutôt,c'était complexe !Et puis,cette jeune fille n'était pas très courageuse.A peine avait-t-elle vue les loups qu'elle avait criée comme si la mort était venue lui dire un coucou avant de la poignarder avec sa faucheuse.Enfin,des loups,tout le monde s'en méfiait,dans ce monde.Ils entretenaient toujours ces légendes étranges,où ils tuaient des enfants ou des moutons,enfin,là n'était pas la question.Elle devait peut-être répondre à la question de la jeune fille,non ?

"Et bien,je vis avec ces loups depuis maintenant un mois."

Elle qui,par habitude,était si méfiante,s'était confiée sans trop penser aux conséquences à cette inconnue.Certainement parce que son apparence de peureuse et de timide la rendait plus fragile,et donc plus dans un statut de confidente plutôt que dans celui de la grosse brute destructrice.

Cela faisait une bonne lune qu'elle vivait avec ces loups.Oui,on disait lune à la place de mois,chez les animaux.Elle adorait dormir dans cette tanière à sa taille,faite de feuilles et de branche d'arbre.Elle s'y sentait toujours à l'aise comme une adolescente dans sa première chambre complètement personnalisée à son goût.Elle aimait aussi vivre dans cette forêt,qui ne respirait que l'air pure des montagne,contrairement aux habitants de la ville,qui vivaient complètement dans le stress,confiné comme des fourmis dans une cité qui allait bientôt inplosé tellement il y avait de monde.Et puis,elle aimait entendre les chants des oiseaux heureux de voir le soleil pointait ses rayons de soleil chaque matin,qui étaient filtrés par les branches larges des arbres.Peut-être chantaient-t-ils car ils étaient rassurés de voir le soleil revenir,inquiets qu'il ne revienne jamais leur dire bonjour ?
Elle aimait aussi gambader avec les loups,se blottir dans leur épaisse fourrure.Ah,leur fourrure...Elle était si douce,si lisse...Tandis que les humains,eux,n'avaient pas de fourrure,et que c'était pour cela qu'ils s'habillaient.Et c'était bien comme ça.Les humains,poilus ?!Suhayma n'y avait pas penser,et ne voulait pas être poilu.Voir toutes ces femmes combattre contre les poils de leurs jambes ou de leurs aiselles ne donnait aucune envie d'avoir des poils.

"Ils m'ont accepter comme une des leurs.Et j'aie fais de même."Reprit-t-elle avec mélancolie.

Elle se souvenait,quand elle était arrivée,de leur acceuille.Elle pensait qu'ils ne l'accepteront pas,et qu'ils penseront au fond d'eux qu'elle n'était qu'une humaine.Mais un Loup n'était pas un Humain,et donc n'avait pas les mêmes opinions.Ils l'avaient hébergé comme si elle était une louve,lui avait même appris quelques petits secrets que seul les loups se transmettaient.Mais ça,elle ne le dira à personne.Pas même au plus fidèle de ses alliés.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Jeu 14 Oct 2010 - 21:02

    Et bien, je vis avec ces loups depuis maintenant un mois.

    Un mois ? Un mois ? Ça faisait longtemps un mois. Surtout pour une fille comme ce fantôme. En fait, c’était une fillette. Elle était plutôt jeune, sans doute dix ou onze ans, pas plus. Myung était plus jeune que cette étrangère, ça, elle n’en doutait pas. Et c’était ça qui la dérangeait. Elle, Myung Holy-Ash, quatorze ans, ne s’imaginait pas du tout vivre avec des loups. Ça devait être plutôt gênant… Non ? Les chiens étaient des animaux domestiques, les chats parfois également, mais les loups ? Les loups n’étaient pas faits pour vivre avec les humains. Eux, vivaient dans la forêt, dans les montagnes, à l’air libre, loin de toute civilisation humaine. Comment ces derniers pouvaient-ils vivre ici, dans une maison ou peu importe où habitait la petite et sa famille ? D’ailleurs, en avait-elle seulement, de la famille ? Ça ne devait pas être facile de garder des prédateurs tels que des loups dans des habitations humaines. Quant à les nourrir… Les loups devaient probablement aller chasser et ainsi trouver leur gibier eux-mêmes. Ainsi donc, ces loups étaient les compagnons du petit fantôme. Drôle de compagnie. Le lien qui les unissait était très fort, Myung le percevait grâce à ses sens invisibles. Elle était loin d’imaginer le fond de ce qu’elle voyait. Elle avait pu déduire certaines choses grâce à ce qu’elle savait, mais l’Araignée n’était pas en connaissance de toutes les données : elle ne voyait que la partie immergée de l’iceberg. Elle était loin de se douter que cette petite n’avait pas, ou plus, de famille. Elle était à mille lieux d’imaginer que ces loups n’étaient pas des animaux domestiques. Et encore plus loin d’imaginer que… que la petite fillette ne vivait pas dans une maison, comme la plupart des humains, mais avec des loups, qui remplaçaient cette famille manquante.

    Ils m'ont accepté comme une des leurs. Et j'ai fait de même.

    La question de Myung lui avait apporté les informations qu’elle voulait. Elle aurait bien aimé en savoir encore un peu plus, mais c’était déjà pas mal. Une simple question, pour connaître la durée de cette proximité avec les loups, et elle récoltait plusieurs informations. Premièrement, la durée. C’était la visée de sa question. La seule réponse qu’elle attendait. Et qui l’avait fortement surprise. Mais elle n’allait pas revenir sur ces propos. La deuxième donnée avait été ajoutée par la fillette à la peau pâle sans que l’Araignée n’ait rien à demander. Pourquoi ? Elle ne possédait aucune réponse à cette question, mais n’allant pas s’en plaindre. C’était tout bonus pour elle.
    Il ne lui restait plus qu’à analyser cette donnée. Et elle allait y ajouter également les données captées par ses sens invisible. Cela consistait en une émotion simple, mais forte : la mélancolie. Pourquoi cette nostalgie ? Où était l’indice que devait chercher Myung dans la phrase énoncée ? Où était le problème, que regrettait-elle ? C’était plutôt un bon souvenir, mais aussi étendus que soient les pouvoir de la jeune fille, ils ne lui permettaient pas d’aller plus loin. Dommage. Elle aurait peut-être pu en apprendre plus, mais elle ne pouvait pas se risquer à creuser un peu dans les émotions de quelqu’un d’autre. D’abord, c’était très malpoli, puisque les sentiments étaient des choses personnelles. Et puis… Myung risquerait de s’y perdre. De ressentir encore plus, de capter des choses qu’il ne fallait pas, de se confondre avec l’autre fille… Bref, explorer les sentiments de quelqu’un aussi loin était trop dangereux. L’Araignée devait continuer de faire des suppositions et des hypothèses, puisque c’était tout ce qu’elle pouvait faire.
    « Ils m’ont acceptée comme une des leurs » avait-elle dit. Comme si c’était elle qui prenait place parmi les loups, et non pas les loups qui venaient chez elle. Comme si les rôles avaient été échangés. C’est à l’Humain d’accepter les animaux, et pas aux animaux d’accepter les Humains, comme au sein d’une tribu. Il y avait certaines choses qui ne correspondaient pas entre elles. Myung devait avoir manqué quelque chose, une donnée importante. Mais ça devait plus difficile de se concentrer. Elle se sentait à nouveau envahie. Ses émotions lui échappaient, comme du sable qui vous glisse entre les doigts. Elle n’avait plus assez de force pour maintenir son isolement de fortune. Et voilà que les sentiments de la personne la plus proche surgirent. Percutée mentalement de plein fouet, elle fut à son tour mélancolique. Elle était contaminée et pensa.

    La mélancolie, c’est un bonheur triste, disait-on. Ainsi, elle replongea dans des souvenirs de bonheur, mais qui la rendait triste. Triste, car cela n’arriverait plus jamais. Plus jamais elle ne se blottirait dans les bras de sa mère dans des grands moments de tristesse. Jamais plus elle n’entendrait cette phrase si rassurante si mainte fois prononcée par sa mère « Ne t’en fais pas, je suis là, tu sens mon amour ? Je te l’envoie. » Oh, comme elle aimait ces mots, qui sonnaient autrefois comme une douce mélopée, aujourd’hui comme un requiem. Ces mots avaient contenus tant de magie, et l’amour que lui envoyait sa mère, Myung le recevait grâce à ses sens. La mélancolie que l’Araignée avait ressentie au début était celle de la fillette à la peau très pâle. Mais à cette mélancolie étrangère, s’ajoutait celle que Myung ressentait au plus profond de son cœur depuis toujours. Son père. Lui aussi avait une source intarissable de bonheur pendant plusieurs années. Et puis il était mort. Comme ça, d’un jour à l’autre. Est-ce utile de préciser que Myung avait été effondrée ? Qu’elle avait pleuré pendant cinq jours sans interruption, presque sans manger, ni boire, ni dormir, seulement le nécessaire pour se maintenir en vie ? Il était mort, lui qui la berçait, qui l’appelait « ma petite reine » et qui venait la regarder chaque soir dormir avant d’aller lui-même rejoindre les bras de Morphée ? Oh comme elle avait souffert, et dans son esprit, le bonheur de ses plus jeunes années se battait avec la solitude qu’elle ressentait maintenant, et la rancœur qu’elle gardait au plus profond d’elle ? Elle se sentait abandonnée. Elle en voulait à son père, malgré elle, et à sa mère, encore plus, de l’avoir laissée seule. Elle ne leur pardonnerait sans doute jamais. Et… Et elle était loin. Elle s’était laissé emporter au large de ses pensées et de ses émotions. L’océan mental l’avait capturée, et… Et maintenant elle devait revenir à la réalité. Oui, elle était Myung, dans le présent, en face d’une fille aux airs de fantôme, qui égayait sa curiosité. Oui, elle devait tenter d’en savoir plus sur elle et ses loups. Elle devait poser une question. Mais une question particulièrement bien tournée, une question qui la ferait parler sans qu’elle s’en rende compte. Une question qui ne la ferait pas passer comme une curieuse, comme quelqu’un qui veut en savoir plus. Elle devait être la rose à qui on avait envie de se confier, mais également le serpent avide d’informations qui se cachait à l’intérieur de cette rose. Soi-dit en passant qu’en étant à la fois timide et peureuse, elle avait tendance à susciter la pitié et la compassion des gens à qui elle parlait et qu’elle croisait. Un avantage, mais aussi un inconvénient. Il ne fallait pas la prendre pour un bébé non plus, hein ? Mais bon, revenons à nos moutons, et à notre question.

    Il ne restait plus qu’à trouver la dite question. Myung se lança, hésitant, comme pratiquement tout le temps. C’était question d’habitude :

    « Mais… mais sinon, ça ne te pose pas de problème ? Enfin je veux dire, c’est pas… Gênant ? »


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Ven 15 Oct 2010 - 19:10

Sûr les réponses de Suhayma,la jeune fille passa d'un visage timide à un visage perplexe. Puis elle resta dans une réflexion. La fillette devait certainement se demander quels étaient ces réponses, peut-être ?Elle devait penser que vivre avec des loups devait être insolite. C'était pourtant la nouvelle nature de la fillette depuis qu'elle avait découvert son pouvoir. Elle vivait avec les loups, tout simplement, ils étaient devenu sa famille, ses seuls compagnons fidèles dans son quotidien. Depuis que les humains l'avaient laissée seule, après la découverte de son pouvoir, elle s'était encore plus attachée aux loups, et elle les aimait comme ses frères, ses soeurs, oncle, tante, etc...Jamais elle ne s'était sentie aussi bien, aussi...elle-même. Mais elle n'oubliait pas sa famille, malgrés tout.

Elle se souvenait, à la veille de son anniversaire-veille aussi de la mort de sa famille-que sa mère les avaient amenés, elle et ses frères et soeur, au salon, pour qu'elle leur livre un discours.

"Mes enfants, il faut toujours se méfier de tout. C'est la règle numéro un,dans notre famille. Toujours rester sur ses gardes, regarder partout, percevoir le moindre sens, dans chaque mot ,chaque mouvement de l'individu avec qui vous êtes. Et les seules personnes en qui vous devez avoir confiance est..."

"La famille..."Avait-t-elle répliquée d'un ton agaçé.

Elle avait toujours détestée ses discours sur la confiance et la méfiance. Mais elle avait tellement été plongé dans cet espèce de bourrage de crâne qu'elle était devenu méfiante envers les gens, tous comme sa mère, avec qui elle passait le plus de temps. Ses frères et sa soeur sortirent du salon, et reprirent leurs activités.

"Attends,viens,ma chérie."
Dit-t-elle a Suhayma.

Sa mère la prit par les épaules et la regarda droit dans les yeux. A chaque fois que Suhayma repensait à ça, elle en avait des frissons. Jamais elle n'oubliera ce moment, qui l'accompagnera toute sa vie.

"Ecoutes bien ce que je vais te dire, ouvres grands tes oreilles car c'est très importants. Avait-t-elle dit avec intensité, comme si elle savait que le lendemain elle mourrait. Méfies toi toujours de tout :des passants, des vieux, des adultes, d'un enfant avec une sucette. Crois moi, j'étais comme toi,et si j'aurais été méfiante ,je serais bien mieux logée que maintenant. Mais surtout, ma fille, surtout, méfie toi du plus calme,méfie toi de l'eau qui dort."

Puis elle l'avait lâchée, et, prise de vertige, Suhayma avait quitté la pièce.


En y repensant, elle eut encore une vague de nostalgie. Elle posa un regard sur la jeune fille, qui, elle aussi, était emportée dans cet émotion si étrange. Elle avait l'air à la fois heureuse et triste .Mais qui sait, peut-être était-elle une eau qui dort ?Elle n'avait jamais vraiment prise au sérieux sa mère, mais maintenant, elle était seule, et à part ses amis qu'elle avait laissée au refuge, sa seule famille, c'était les loups. Et cette fille, était une adolescente qu'elle venait à peine de croiser, comme ça, dans une ruelle, en plus. Qu'est-ce qu'elle fiche dans une ruelle ?Elle devrait aller, comme tous les autres habitants, dans la grande place, aller au marché, puisqu'aujourd'hui, certains étalages sont même en rabais, d'après ce qu'elle avait entendu en y entrant. Peut-être voulait-t-elle la tuer, et ses loups aussi, puis prendre leur fourrure et la vendre !Qui sait, c'était peut-être une eau qui dort...

« Mais… mais sinon, ça ne te pose pas de problème ? Enfin je veux dire, c’est pas… Gênant ? »

Suhayma se concentra sûr cette question. Pourquoi donc ?La pauvre fillette aux loups devait délirer sur la méfiance. Non, elle ne délirait pas, elle était bien plus que sérieuse, elle devait gardée une marge entre elle et les autres. Elle était bien trop jeune et bien trop faible pour se mêler aux affaires des autres et pour se confier sans réflechir aux autres. Cette jeune fille était trop curieuse. Elle ne connaissait même pas son nom !Qu'elle était bête ! Suhayma s'était tellement longtemps sentie seule qu'elle avait criée des informations à une inconnue. Heureusement, elles n'étaient pas pesantes, elle n'avait pas dit qu'elle était assoiffée de vengeance, et encore moins que toute sa famille était décédée, ce qui était bien plus grave. Elle se retint de soupirer de soulagement. Elle avait encore beaucoup de couches de mystères pour cette fille,et c'était mieux comme ça. Elle devait maintenant trouver une réponse. Une réponse simple, mais qui indiquerait les informations qu'elle voulait .La question qu'elle avait posée était assez ouverte pour le faire. Elle ne devait pas ouvrir trop la bouche, où elle pourrait en divulguer trop .Si cette jeune fille savait que Suhayma était une fillette qui voulait tuer un homme, elle la prendrait pour une malade mentale. N'empêche, cet homme était un assassin, et il le méritait un peu. Mais ça, l'inconnue ne le saurait jamais.

"Ca ne me gêne pas." Répondit-t-elle d'une voie douce.

Elle pensa que l'heure du questionnaire de la jeune fille était terminé. Elle devait en savoir plus sur elle, maintenant. Elle voulait qu'elles soient toutes les deux quites,que chacune d'elle en sache un peu sur l'autre. Et elle voulait bien aussi que cette fille ait un prénom dans sa mémoire. Peut-être qui sait, serait-t-elle une bonne amie, une fois qu'elles se seraient bien connue ?Tout en gardant une marge entre ses secrets et elle, bien sûr...
Elle se pencha vers le médaillon de la jeune fille, et dit :

"Ton médaillon...Il n'est pas trop lourd, ton médaillon ?"Demandit-t-elle timidement, pensant que peut-être faisait-t-il parti d'un grand secret de la jeune fille.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Sam 16 Oct 2010 - 12:15

    Ça ne me gêne pas.

    Ah. Et bien si vivre avec des loups ne la dérangeait pas, c’était… Bien pour elle. Après tout, tout le monde avait le droit d’avoir des manies, ou une curieuse manière de vivre. Après tout, personne n’avait à juger le mode de vie des autres. Myung était mal placée pour le faire, d’ailleurs. Elle même menait une vie plutôt étrange, sauvage, à la manière un peu des loups. Elle ne vivait pas en meute, mais en solitaire, comme le loup qui hurle à la Lune. Elle fuyait la ville et son agitation tout simplement insupportable pour Myung, vivant loin, plus loin. Elle dormait parfois chez la vieille qui l’hébergeait, mais pouvait très bien passer la nuit dehors, et ce quand elle en avait envie. Elle était libre, et n’avait personne à qui obéir. C’était beau, la liberté. C’était agréable de se sentir libre. C’était probable que les loups connaissent ce sentiment. À moins de rencontrer un loup sachant parler l’humain, elle n’aurait probablement aucune réponse à cette question, et ce à cause des limites de son pouvoir. Heureusement d’ailleurs, qu’il y en avait des limites. Sinon, elle n’était pas sortie de l’auberge. Elle aurait même préféré ne jamais y entrer, mais bon, dans la vie, il y a des choix, et des choses que l’on vous impose. Comme faire le ménage par exemple. Mais bon, on s’éloigne du sujet là, non ? Ah oui, elle vivait donc un peu à la manière des loups. Enfin, d’après ce qu’elle savait des loups et ce qu’elle pouvait supposer. Bien entendu, elle ignorait qu’elle avait en face d’elle, la seule personne qui pouvait répondre à ses questions. Dommage que Myung ne le sache pas, sinon, elle aurait pu avoir la confirmation ou non de ce qu’elle supposait être vrai.

    Soudain, Myung perçut un changement d’attitude. Grâce à son pouvoir, elle avait appris à observer les rapports entre les attitudes des gens et leurs émotions, leurs intentions. Quelque chose avait changé, venait-elle de voir grâce à sa vision au niveau invisible, comme elle appelait ce niveau de perception étendu qu’elle possédait. Le fantôme avait quitté sa nostalgie pour un autre sentiment. D’abord, il y eu la prudence. C’était fin, presque indiscernable. Mais l’Araignée avait l’habitude, et elle avait capté cette transition. Car cet accès de prudence n’était qu’une transition qui n’avait duré qu’une fraction de seconde, un éclair. Très court. Mais assez pour que la voleuse de sentiments le perçoive. Et il y eu la curiosité. L’envie de savoir, l’envie d’égalité. Myung n’avait pas réussit à rester dans le rôle de celle qui posait les questions. Elle avait voulut aller trop vite, précipiter les choses, et voilà que ça se retournait contre elle. L’autre fille, celle des loups, s’était sentie attaquée par l’Araignée. Résultat, elle cherchait à sa défendre. Et dans cette joute verbale, chaque coup porté était une question, une simple question. Il fallait faire attention à la parade de ce coup, sans quoi l’adversaire aurait une piste à suivre pour attaquer à nouveau. Et peut-être le coup fatal. Elle aurait du faire plus attention. Myung avait sous-estimé son adversaire, très probablement. Elle s’était dit qu’elle était plus vieille que cette fille étrange à la peau pâle, et qu’elle avait donc un avantage. Les loups avaient attisé sa méfiance, mais elle n’était pas restée suffisamment prudente. Elle aurait du faire plus attention à ce qu’elle faisait. Mais bon, l’heure n’était pas aux remords, car l’adversaire s’apprêtait à porter un coup, ou plutôt, à poser une question.

    Ton médaillon...Il n'est pas trop lourd, ton médaillon ?

    Ah oui, ce médaillon. Il était plutôt gros, de la couleur de l’or. Suite à de multiples chutes, le bijou avait gardé des séquelles : il était éraflé par certains endroits, endroits où la peinture commençait à disparaître. À d’autres endroits, si on passait sa main sur le Médaillon, on sentait un creux, ou une bosse, signe d’un impact. Il faut dire qu’il en avait vécu des chutes et des coups, ce petit objet. Myung le trimbalait tout le temps sur elle, à tel point qu’il était devenu une partie d’elle-même. Seul son aspect dur empêchait l’Araignée de dormir avec. Elle le portait donc en permanence. Au début, c’est vrai, elle l’avait trouvé encombrant, et surtout lourd. Mais s’y était habituée. Et si l’objet était lourd, c’était non seulement à cause de sa taille, pas très discrète, mais aussi grâce à un mécanisme caché. Sur l’un des côté du bijou, on trouvait une molette. Quand on tournait cette molette, la partie supérieure du médaillon s’ouvrait, et on y trouvait une photo de sa mère. Ça peut paraître inutile pour certains, mais Myung y était très attachée, et ne l’aurait jamais vendu pour n’importe quel prix. Elle avait la sensation que cet objet, aussi inoffensif puisse t-il paraître, avait le pouvoir de la protéger. Et puis, il devait renfermer autre chose, un autre secret qu’elle n’avait pas été capable de découvrir. C’était le Médaillon, celui qui renfermait, disait-on dans sa famille, les Secrets de l’Univers. C’était un nom mystérieux qui excitait la convoitise des hommes, la plupart du temps. L’Univers était un Monde où on ne pouvait vivre, et personne ne savait ce qu’il s’y passer. Certains devaient penser que c’était la Clef qui permettrait aux élémentaires Univers de rentrer chez eux. Mais c’était faux, ça Myung en était persuadée. Bref, toujours était-il que ce Médaillon faisait partie d’elle, malgré tous les problèmes que ça pouvait attirer sur elle. Elle avait connu des moments difficle par sa faute, mais elle s’en était toujours sortie, toujours avec le bijou pendant autour de son cou, toujours attaché à sa fidèle chainette rappelant un collier de petites perles dorées.
    Myung prit conscience que l’autre attendait sa réponse. Elle voulait en savoir plus à son sujet, probablement. Il fallait donc qu’elle en assez pour la satisfaire, sans pourtant laisser échapper des détails qui pourraient attiser encore plus sa curiosité. D’ordinaire, Myung était plutôt habile à ce jeu, mais elle devait faire attention à cette curieuse fille aux yeux pâles. Elle ne la connaissait pas, et elle pouvait très bien se révéler très dangereuse. Après tout elle vivait avec des loups… C’était cliché, mais la plupart des clichés étant tirés d’une réalité, la jeune fille préférait jouer la carte de la prudence. Il ne fallait pas commettre de faux pas. Pas ce coup-ci.

    « Mmm, non. Tu sais, je l’ai depuis longtemps. Je m’y suis habituée. »

    Dans l’ensemble, ça n’était pas trop mal. Myung avait répondu à sa question : non, il n’était pas trop lourd. C’était tout ce qu’elle voulait savoir. Mais pour anticiper une autre question, ou servir de justification, l’Araignée avait ajouté la remarque sur l’habitude, et même dit qu’elle l’avait depuis longtemps. Après tout, qu’est-ce que ça pouvait changer qu’elle l’ait eu seulement récent, ou dès sa naissance ? Ça n’était pas un indice très intéressant, voilà pourquoi Myung l’avait glissé dans sa phrase. De cette manière, elle avait plus de trucs à dire, mais ce n’était qu’une coquille vide. Un bon plan pour éviter d’être encore plus asticoté par les curieux. Ils avaient l’impression d’en avoir entendu beaucoup, mais en fait, des clous. À moins que les curieux en question ne soient vraiment très curieux, auxquels cas on pouvait aussi les appeler des fouineurs.

    « Pourvu que cette fille ne soit pas une fouineuse », songea Myung en son for intérieur.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Lun 18 Oct 2010 - 18:00

« Mmm, non. Tu sais, je l’ai depuis longtemps. Je m’y suis habituée. »


Elle ne trouvait pas trop lourd son médaillon.Si elle n'aurait rien ajoutée, Suhayma aurait lâchée l'affaire, aurait demandée rapidement son prénom, puis se nommer, avant de la laisser et repartir à la recherche de ce terrible assassin, de passer par le refuge en pensant qu'elle ne devait pas franchir cette porte sombre pour décevoir ses camarades, avant de retourner dans la forêt avec ses deux loups.Mais elle avait ajoutée qu'elle l'avait depuis fort longtemps.Si elle l'avait depuis longtemps, elle l'avait de puis quand, précisément ?Sa naissance ?Etait-ce donc, si elle l'avait depuis qu'elle avait vue le jour, ou la nuit, selon l'heure où elle était née, enfin, ça n'avait aucune importance, il devait beaucoup lui tenir.Mais elle avait aussi dit qu'elle s'y était habituée.Donc, peut-être que ce médaillon avait un lourd passé ?Ou peut-être était-t-il tout simplement lourd au départ, puis la jeune fille s'était accoutumée à son poids, en même temps, si elle l'avait depuis sa naissance, c'était normale.Ou peut-être l'avait-elle tout simplement par hasard volée, tout comme le talisman de Natacha, et qu'elle s'était après habituée à son poids.Ou l'avait-elle achetée, puisque ce n'était pas obligé de voler pour avoir des objets ou des bijoux.C'était devenue une habitude de voler pour Suhayma, puisqu'avec sa petite famille adoptive, elle n'avait pas eu les moyens de vivre correctement, et tous avaient trouvés des petites astuces pour piquer dans les étalages sans se faire repérer.Mais il leur était arrivé de se faire remarquer, bien sûr, et cela se finissait par une course poursuite entre le vendeur- ou la vendeuse- et la bande.Mais ils finissaient toujours par le semer, et le groupe revenait, sans aucune perte, dans cette cabane où ils habitaient.Mais ce temps était révolue, et Suhayma n'était plus avec eux.Elle était avec une jeune fille bien étrange, peureuse et timide mais curieuse comme Eve et manipulatrice comme le Serpent, mais Suhayma l'avait remarquée, et avait réussi à riposter par une réponse fermée, puis à une question bien ouverte.La jeune fille a été prise dans son propre jeu, tel l'arroseur arrosé, et la fillette était en position de dessus, dans cette lutte invisible, qui l'était pourtant pour les deux interlocutrices, et c'était maintenant une lutte acharnée entre les filles, comme si elles se crépaient le chignon interieurement.Mais ce n'était pas si grave, car les deux filles protegaient toujours leurs pires secrets.Et l'Oscar du pire secret serait bien attribué à Suhayma, car ses envies de vengeance la rendait bien folle, surtout qu'elle n'était qu'une petite fille d'une bonne dixaine d'année.Elle était insoupçonnable de cet sorte de crime, et pourtant était bien la coupable.

Cette jeune fille aussi, était peut-être avec un secret dans le genre.Elle avait bien un côté timide et peureux qui cachait cette hypocrisie.Enfin, l'hypocrisie était normale, puisque pour Suhayma, c'était comme un instinct de survie pour les Humains, mais pas la survie de leur âme, plutôt la survie de leurs cachoteries.Parfois, elles étaient aussi insignifiante que celle d'un vase renversée, parfois elles étaient terribles, comme le meurtre de son conjoint -même si la plupart du temps on devrait dire conjointe - ou d'autres choses qui ne devraient jamais voir le jour.Les Animaux, eux, étaient différents.Ils n'étaient pas hypocrites, car leurs secrets étaient toujours partagé.Quand ils tuaient un des leurs, ce n'était jamais pour rien : soit car ils se battent pour la même femelle, soit parce que l'un à pénétré dans le territoire de l'autre, ou parce qu'ils estimaient qu'il n'y avait pas assez de place pour tous, ou même parfois car leurs petits avaient une odeur autre que la leur, mais les deux dernières options, Suhayma les trouvaient horribles.Mais c'était la nature des animaux, et les Humains, dans un passé lointain, devaient faire la même chose.Au faite, les Humains n'avaient pas vraiment changé.Ils faisaient les mêmes choses que les animaux, auquels s'ajoutent leurs horribles crimes accompagnés de mobiles étranges, parfois même imcompréhensibles.Enfin, laissons de côté ces histoires d'humains et d'animaux, et de différences.Il fallait maintenant posé une autre question de ce genre, une de ces questions bien posée, ni trop curieuse, ni trop détaché.Il ne fallait pas essayer d'éveiller des soupçons à la jeune fille, et pouvoir lui en tirer encore un tout petit peu.Après, elle allait certainement lui demander comment se nommait-elle, avant de la laissée aller où bon lui semble, ou même de la laissait assise ici, si cela lui plaisait tant.Peut-être recommencera-t-elle à se masser les tempes derrière son dos, ou partira-t-elle chez elle, si elle a bel et bien un chez elle, tout comme elle, enfin un véritable chez elle où elle se sentait réellement bien.Pour Suhayma, son chez elle serait une sorte de longue prairie ensolleillée où elle courrerait, reverrait, et parlerait avec toute sa famille, tous ses amis, tous ceux qui étaient proches pour elle.Et puis, il y aurait de la nourriture à gogo, et des habits propres dignes de grands couturiers, et ils feront la dinette...Enfin, elle devait arrêter de faire un trip sur le vrai chez soit, les animaux et les humains, et l'avenir de cette inconnue qu'elle ne reverra peut-être jamais.


Puis elle tourna sept fois la langue avant de la posée.Une première fois pour la trouver, une deuxième fois pour trouver un moyen de la formuler, une troisième fois pour utiliser des mots plus jolies, une quatrième fois pour la paufiner, et une cinquième fois pour se préparer à la dire.Les deux dernières fois, c'était pour vérifier si la question sonnait bonne, et qu'elle ne retiendrait pas la langue de la jeune fille.Alors elle se livra, sans trop en donner, et sans trop en prendre, à l'individue :

"Il est jolie...Tu dois y tenir, enfin...Tu as l'air de l'apprécier..."

Interieurement, elle offrit une prière à Gaïa pour qu'elle lui donne une réponse satisfaisante, et qu'elle ne soit pas trop rentrée dans sa vie privée.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Mar 19 Oct 2010 - 20:35

    Myung lança donc sa réponse à la petite fille qui se trouvait en face d’elle. Et il y eu un moment étrange. Le genre de moment durant lequel le temps semble s’arrêter. Comme si l’univers se distordait. Comme si tous les instruments de mesure du temps s’étaient figés dans un bel et parfait ensemble. Tous en même temps, ils s’étaient arrêtés. Les secondes cessaient de défiler. C’était précisément ce qui se passait en ce moment. Il y a eu un mouvement de flottement. Les deux jeunes filles se tenaient l’une en face de l’autre, sans rien dire. Leurs regards se croisaient, mais ils étaient fermés. Rien ne transparaissait à travers leurs yeux. Il y avait comme un mur entre les deux filles. Chacune avait ses secrets, chacune tenait à les garder secrets. Mieux valait ne pas en dire trop à quelqu’un que l’on ne connaissait que depuis quelques minutes, et dont on ignorait tout, jusqu’au nom de cette personne. Et puisque rien ne se voyait dans l’attitude de la fille-fantôme, Myung poussa sa recherche plus loin. Si le monde réel ne pouvait rien lui apprendre de plus sur ce que cette fille mijotait, elle allait se plonger dans le monde immatériel auquel elle seule avait accès. Ce n’était pas une chose compliquée, puisqu’avant même qu’elle n’ait pu projeter ses pensées vers les émotions de cette fille, ces dernières déferlèrent sur elle. Il y avait énormément de choses. Et tout n’était pas très clair. Chaque émotion résultait de fusion entre d’autres sentiments, rendant très compliquée l’analyse de ces émotions. Mais Myung commençait à avoir l’habitude, et si elle ne pouvait mettre un nom, une étiquette sur chaque type de pensée qu’elle percevait, elle pouvait se faire des idées sur leurs significations. Alors, maintenant, question très importante : que ressentait-elle, à l’aide de ses sens invisibles ?
    Mmm, elle semblait comme intriguée, très curieuse. Visiblement, la réponse qu’avait apportée l’Araignée à cette fille n’avait pas tari la source de ses envies d’en savoir plus. Au contraire, ça avait eu l’effet inverse ! La jeune fille devait se posait encore plus de questions. Mauvais plan ! Si elle devenait plus curieuse, si elle se mettait à poser encore plus de questions, Myung aurait du mal à esquiver. Cette fille était une fouineuse ! Malheureusement, on a coutume de dire que la curiosité est un vilain défaut. Hé bien, Myung allait lui en donner la preuve ! Mais bon. Comment allait-elle s’y prendre ? Comment diable allait-elle faire ? Si elle parlait encore, elle risquerait d’en dire trop. Sa première tentative ne s’était pas avérée concluante. Il fallait qu’elle se reprenne. Dans le face à face qui se déroulait actuellement sous ses yeux, elle perdait. C’était son adversaire qui avait le dessus actuellement. C’était la fille au loup qui gardait jalousement la balle dans son camp. Et quelque chose dans ce que Myung percevait lui faisait croire que quand l’autre renverrait cette balle, elle ne louperait pas son adversaire. Oh que oui ! Myung allait prendre cette fameuse balle de joute verbale en pleine figure, et il lui faudrait déployer des artifices de précautions et de ruses pour parvenir à donner une réponse suffisamment évasive pour faire comprendre à cette fille et à ses loups qu’elle ne voulait pas parler. Myung était quelqu’un de secret, qui vivait dans son coin sans rien ne demander à personne. Elle aimait en savoir plus sur les autres, mais sur elle, il n’y avait que peu d’informations. Elle n’aimait pas en parler. Elle voulait simplement vivre dans son coin, sans se faire embêter. Elle voulait juste être discrète. Ne déranger personne. Après tout, son histoire n’avait guère d’importance. Elle n’était que de passage dans ce monde. Elle n’avait rien fait au monde ! Alors pourquoi est-ce que tout le monde était si curieux ? Pourquoi tout le monde lui posait-il toujours autant de questions ? Tiens, d’ailleurs, en parlant de questions… Une nouvelle sensation venait de l’envahir. Son radar mental venait de capter autre chose, un changement d’attitude et de manière de penser dans la tête de cette drôle de fille un peu trop curieuse. Elle s’apprêtait à agir. Probablement à poser une autre question, ça n’étonnerait pas la rejetonne Holy-Ash. Et, comme elle l’avait bien deviné, la question arriva quelques instants plus tard.

    Il est joli...Tu dois y tenir, enfin... Tu as l'air de l'apprécier...

    Mmm. Ce n’était pas vraiment une question. Elle était plutôt tournée sous la forme d’une remarque glissée par ci par là, comme si ça n’était pas fait dans un but précis. Mais l’Araignée sentait l’atmosphère de cette joute verbale, et ne se laissait pas duper par cette fausse phrase. Elle savait que l’autre fille attendait plus qu’une simple réponse. Mais cette fois, la jeune fille n’allait pas tomber dans le panneau. Elle ferait plus attention cette fois, elle serait très prudente. Ah tiens, il y avait quelque chose d’autre. Myung avait perçut autre chose. Comme un espoir. Non, plus qu’un espoir, comme une très forte envie que quelqu’un chose arrive. C’était le sentiment que Myung avait associé à des gens qu’elle avait observé en train de prier. Oui, c’était ça, une sorte de sensation que l’on produisait indépendamment de soi. Alors cela signifiait cette fille priait. Mais pourquoi ? Bof, ne possédant pas le pouvoir de lire dans les pensées des gens, Myung ne le saurait probablement jamais. Tant pis, elle vivrait sans savoir ça. En revanche, elle avait un autre problème.
    Qu’allait-elle donc répondre à cette drôle de fille ? Elle devait renverser la situation. La balle était dans son camp, mais comment allait-elle s’y prendre pour la renvoyer ? Myung aurait bien voulu hausser simplement les épaules et faire demi-tour avant de sortir à jamais de la vie de cette fille à la peau pâle avec toujours les deux loups sur ses talons. Mais, toute fois, en agissant de cette manière, déjà elle, paraitrait bien malpolie. Et ensuite… C’était plutôt lâche. C’était fuir face à un ennemi. En plus, l’autre était plus jeune qu’elle, et Myung perdait la face. Impossible à concevoir. Elle devait trouver une autre technique. Peut-être qu’une réponse cassante fonctionnerait ? Quoique non. À moins que Myung ne joue sur un effet direct, qui aurait pour conséquences de surprendre l’autre fille. Oui, si elle arrivait à ruser et à surprendre son adversaire, elle pourrait peut-être retourner la situation à son avantage. Mais ça n’était pas chose facile. Il fallait pour cela élaborer une réponse. Quelque chose de fermer, de sec, de net et de précis. Qui ne laisse aucune place à d’autres voies de sortie. Et pour cela, Myung avait une petite idée. Soudain, elle lâcha un mot, brusque, qui claqua dans l’air comme un violent coup de tonnerre :

    « Ouais. »

    Ça, c’était on ne peut plus direct. Ouais, il était joli. Ouais, elle y tenait. Ouais elle l’appréciait. Cette confirmation était un moyen de couper net les élans de curiosité de cette jeune fille. Qu’allait-elle répondre à cela ? Quoique non, lui laisser la parole serait lui donner une opportunité de poser d’autres questions qui ne la regardaient pas. Elle devait donc se jeter à l’eau comme ça. Myung passa à l’attaque. C’était le seul moyen de se défendre. Et, adoptant la stratégie miroir, elle fit une remarque à double-sens : une question.

    « Mais au fait tu ne m’a toujours pas dit quel était ton nom. »

    Et toc ! Maintenant, elle s’attaquait à l’identité de cette fille. De cette manière, elle pourrait mettre un nom sur cette fille bizarre.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Mar 19 Oct 2010 - 22:23

Alors Suhayma Afrâ pria Gaïa.Oui, cela faisait un peu idiot de prier la déesse pour une histoire de conversation complètement inutile.Elle aurait pue prier pour retrouver ce terrible homme, même si ce serait, dans ce cas là, une prière cruel, plutôt adressée à un démon.Ou bien aurait-elle pue prier pour que ses amis soient en bonne santé et soient plus gaies que la dernière fois qu'elle les avaient recontrés.Mais ça, elle n'y pensait pas vraiment, elle pensait plutôt à la réponse de la jeune fille.Et la réponse claqua directement, sonnant fermée :

« Ouais. »

Au début, cela sonna décevant dans l'oreille de Suhayma.C'était décevant car elle n'avait pas eu la réponse qu'elle désirait au fond d'elle.Elle aurait voulue que la jeune fille réponde par une question un peu plus longue, dévelopée, pour qu'elle puisse en savoir plus.Mais cela changea en quelques secondes.Car, oui, elle avait finalement obtenue la réponse qu'elle désirait.Peut-être rêvait-elle encore, comme d'habitude, ou peut-être était-ce vrai, mais elle pensa que si la jeune fille avait répondue par un simple Ouais, cela voulait dire que ce médaillon renfermait quelque chose de précieux pour elle, quelque chose auquel elle tenait réellement, mais qui était si grand qu'elle ne pouvait pas en dire trop.Ou peut-être était-ce parce qu'il n'y avait rien à dire de plus à par la phrase livrée par la fille aux loups, et qu'elle en avait marre de toutes ces questions.Mais, sans qu'elle ne s'en rende compte, en plein dans ses réflexions, la jeune fille fit tourner la position de domination.L'inconnue fit interieurement pivoter Suhayma et la mit dans la place du dessous.Oui, elle l'avait plaquée au sol avec une force énorme, en pensée, bien sûr, et maintenant la narguait.Mais Suhayma ne s'en étant pas rendue compte, elle pensait encore à la réponse d'un mot de la jeune fille, qui maintenant s'apprétait à lancer sa langue de serpent, le venin au bout des crocs, pour lui lancer une nouvelle attaque, qui devrait mettre Suhayma au tapis.

« Mais au fait tu ne m’a toujours pas dit quel était ton nom. »

Mais oui, l'identité !Ces noms propres que l'on met ensemble pour appeler une personne, et ainsi la distinguée des autres.Suhayma avait oubliée de lui donner son identité !C'était un peu bête, et la fillette se retint de rire en entendant cette nouvelle question.De plus, cela était complètement idiot, puisqu'elle avait avant donner le nom de ses loups et pas le sien !Elle aurait pue en profiter, mais n'y avait même pas penser.Ah, son nom, lui aussi avait une histoire.Elle se souvenait, durant l'une de ses courses poursuites, celle ci avec un vendeur, c'était là qu'elle avait reçu son nom.Car à ce moment là, elle avait perdue la mémoire et ne se souvenait plus de son premier nom.D'ailleurs elle ne s'en souvenait plus aussi, en ce moment même, face à la jeune fille.Mais ça aussi, elle ne le saura jamais, comme nombre des secrets de la vie de la fille aux loups.Enfin bref, à ce moment là, un vendeur furibond la poursuivait, et elle venait de découvrir qu'elle pouvait se transformer en une petite bête blanche ressemblant à une fouine, ou a un écureuille, mais de couleur neige.Elle s'était transformée en hermine, et l'homme l'avait perdu de vue.Et en retournant dans sa cabane salle où elle habitait avec ses amis, elle était passée comme une flèche, effrayant les trois enfants au passage.Puis Salena, comprenant ce qu'il s'était passée, l'avait nommée Petite Flèche Blanche.Ou Suhayma Afrâ.Tout comme Salena voulait dire Lune.Une langue bien étrange qui devait peut-être être la langue d'origine de Salena, mais ça, Suhayma ne le saurait certainement jamais, enfin du moins pas avant qu'elle n'est trouvée ce maudit assassin et l'ait tuée, si au moins elle pourrait un beau jour croiser sa route.Pour le moment elle n'était pas en face de cet assassin, ce qui lui donna un peu de regret, mais en face de cette jeune fille qui attendait une réponse.Oui, une réponse dans ce match inter catcheuse mentale, enfin c'était le côté humouristique de Suhayma qui venait d'entrer en jeu, et que la réponse était un peu comme un punch, ou comme elle l'avait pensée avant, un crépage de chignon.Alors elle enfila de nouveau ses gants, fit un échauffement à sa langue, même si cela ne servait à rien et que maintenant elle devait répliquait de manière indirecte, pour répondre à la provocation de la jeune fille offert dans la remarque discernable enfouie dans sa phrase.Elle aurait pue lui dire qu'elle aussi avait une mémoire de poisson rouge étant donnée qu'elle ne lui avait point dit son nom, ou peut-être aurait-elle pue donner une autre phrase plus dicrète pour lui montrer ceci, mais elle se retint.Ce n'était pas son genre de dire du mal des gens, et ce n'est pas maintenant qu'elle allait commencer à cause de cette vipère !Après tout, c'était l'inconnue qui avait commencée à lancer des épines, et pas Suhayma !

"J'avais complètement oubliée ça !Désolé !"

Puis elle tendit sa main droite, et sans le savoir tendit en même temps sa paume cicatrisée où courrait cette horrible cicatrice qui faisait spirale sur son index, qui aurait pue, si Salena ne l'avait pas soignée, pendouiller et en même temps puisque les doigts ne peuvent pas se tendre comme un ressort, complètement tomber.En plus de ça, son amie n'avait pas pue réparer son angle, ce qui lui donnait le même que celui d'une sorcière.Mais étant donné que Suhayma était droitière et qu'elle avait l'habitude de voir, chaque matin, ce doigt au bout de cette main, elle ne se rendit pas compte qu'elle montrait à la jeune fille un détail qui pouvait montrer une partie d'elle.

"Je m'appelle Suhayma.Ravie de te rencontrer."

Et, ne trouvant pas vraiment de question mélangée à une réplique cinglante, elle dit :

"Toi aussi, tu as oubliée de me donner ton nom."
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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Ven 22 Oct 2010 - 23:16

    J'avais complètement oublié ça ! Désolée !

    Ah ben ça, Myung l’avait remarqué. Normalement, quand on rencontre quelqu’un et qu’on veut faire connaissance, on se présente. Se présenter, c’est dire son nom, cette étiquette qui colle à la peau des gens. Son âge, ce qui permet de donner un ordre d’idées de la mentalité de la personne à qui l’on s’adresse. Peut-être même quelques détails sur soi, dans les plus rares des cas. Mais le destin avait voulu que la rencontre entre les deux filles ne se passe pas d’une manière habituelle. En effet, cette rencontre était née d’un quiproquo. L’autre, dont l’Araignée apprendrait quelques instants plus tard le nom, l’avait aperçue, seule, recroquevillée dans une ruelle en périphérie de l’une des places centrales de la capitale. Elle l’avait vue, lointaine et solitaire, et l’avait confondue avec quelqu’un d’autre. Elle l’avait appelée. Plusieurs fois même. Mais ce n’était pas cette « Natacha » que la petite fille fantôme avait cru voir. Myung avait donc du faire face en premier à la déception de cette personne qui s’apercevait de son erreur. Elles ne se seraient probablement jamais parlé si l’autre n’avait pas commis cette erreur sur la personne. Et cette discussion n’aurait jamais eu lieu. Et la rivalité grandissante entre les deux filles n’aurait jamais eu à naître. Car en effet, il y avait bien une rivalité. Rivalité dans ce qu’elles disaient, ce qu’elles demandaient, ce qu’elles répliquaient. La tension était presque palpable tant elle était présente. Dans chacun des silences entre les phrases, mais aussi entre les mots, on pouvait sentir le poids d’une mûre réflexion. Tout était pensé dans ce qui se déroulait, et chaque silence avait sa place dans ce combat des plus étranges. D’ailleurs, il y en avait eu un, de silence, avant que la fille aux loups ne reprenne la parole.

    En réalité, elle ne prit pas la parole. Myung avait mal interprété ce qu’elle était en mesure de capter grâce à ses sens invisibles. Elle avait bien enregistré le changement, signe qu’elle s’apprêtait à passer à l’attaque, mais Myung s’était plus préparée à recevoir une réponse à sa question implicitement posée, plutôt que ce qu’il se passe. En effet, la fille fantôme lui tendit la main. Sa paume droite, très précisément. Cette paume droite était ouverte. C’était une invitation à la serrer. C’était comme un instant de trêve. Comme si, le temps d’une poignée de main, leur joute verbale et psychologique s’arrêtait. Mais au delà de cette trêve apparente et peut-être involontaire de la part de l’inconnue qui ne le serait plus pour longtemps, il y avait un détail que cette fille ne pouvait pas connaître, mais qui avait une grande importance pour la fille venue de l’Univers. Elle ne pouvait toucher les gens. Pas réellement. Elle le pouvait, techniquement. Ce n’était pas vraiment compliqué de poser ses mains sur quelqu’un d’autre, ou ici, en l’occurrence, serrer une main qu’on lui tendait. C’était simple, naturel pour les gens normaux. Mais Myung n’était pas très normale. Aussi normale que quelqu’un qui sent les émotions des autres aussi bien, voire mieux que les siennes. Génésis seule pouvait expliquer pourquoi la jeune et fragile Myung avait hérité de ce don, qui s’avérait plutôt être un poison. Ce poison qui faisait qu’elle ne pouvait toucher les gens. Le contact de sa propre peau avec un épiderme étranger multipliait l’invasion sentimentale que Myung recevait en elle. Ce lien matériel rendait possible un échange plus violent d’émotions, et rendait d’ailleurs impossible le fait de se protéger. Quand elle touchait quelqu’un, elle se trouvait mal à l’aise. Un lien étroit se formait. Mais pourtant… Malgré sa réticence à avoir des contacts avec d’autres humains, elle devait serrer la main de cette fille. Se montrer civilisée. Si une petite fille de pas plus de douze ans se montrait plus sociable qu’elle, où allait le monde ? Elle ne devait pas attirer l’attention. Se montrer aussi malpolie n’aurait que pour seule conséquence de se faire remarquer. Alors elle n’avait pas d’autre choix que de tendre à son tour sa main, et de serrer celle de l’étrangère dans la sienne. Elle sentit une cicatrice très profonde sur la main de la fille aux loups, mais sur le moment, elle n’y prêta guère attention. À dire vrai, à l’instant précis où Myung avait pris la main de l’inconnue, le monde réel avait cessé d’être ; rien n’avait plus de sens actuellement dans ce monde. Elle se fondait en l’autre. Elle sentit la curiosité de cette drôle de fille. Elle la sentait concentrée sur ce qu’elle allait dire. Elle la sentit presque penser mais sans pouvoir en saisir le sens. Elle était passée en position de dominée. Il fallait qu’elle reprenne le contrôle. Lâcher cette main avant que l’autre ne comprenne que quelque chose clochait, et qu’elle pouvait, si elle le voulait, retourner la situation à son avantage. Précipitamment, l’Araignée lâcha la main de l’autre. La trêve était finie. La poignée de main avait été écourtée. Par Myung. L’autre allait-elle lui en tenir rigueur ?

    Je m'appelle Suhayma. Ravie de te rencontrer.

    Suhayma. C’était un drôle de nom, avec une sorte de sonorité légèrement étrangère. Cela avait-il une signification précise ? Ce nom était-il porteur d’une bénédiction, ou même d’une malédiction ? Était-il chargé d’un lourd passé ? Ou alors, simplement un nom, un nom banal ? Une simple étiquette qui pour que chacun puisse se reconnaître parmi ses semblables ? Mrf, d’après ce que Myung pouvait percevoir niveau mental, ce nom avait une histoire, mais elle était strictement incapable de dire quelle histoire. Elle ne pouvait même pas dire si cette histoire était positive ou négative. Un bon souvenir, ou quelque chose chargé d’un lourd et sombre passé ? Elle ne pouvait pas le dire dans l’état actuel des choses, et n’avait pas le temps d’y réfléchir, car déjà Suhayma, puisque tel était son nom, repassait à l’attaque :
    Toi aussi, tu as oublié de me donner ton nom.
    Ben tiens, une autre réponse aurait été bien étonnante. Puisque Myung possédait le nom de l’autre fille fantôme, elle avait une longueur d’avance. Mais son adversaire ne comptait pas la lui laisser. Elle allait s’empresser de meubler le vide de ses connaissances sur son adversaire. Et ce très vite, en posant implicitement la question sous forme d’une remarque, comme l’avait fait Holy-Ash quelques instants auparavant. C’était une tactique peu originale, que de reprendre la stratégie de son adversaire, mais efficace. Myng devait se plier à la règle du jeu, comme l’avait fait Suhayma.

    « Je m’appelle Myung. »

    C’était simple, court et concis. Cela répondait à la question posée, sans faire de débordements ni de hors-sujet. Au contraire, elle était en plein dedans, dans le sujet.

    « Ça te va, ça, comme réponse ? » pensa Myung.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Dim 24 Oct 2010 - 21:34

La jeune fille eut l'air d'hésiter devant cette main cicatrisée tendue.Suhayma l'observa, se posant des questions.Pourquoi hésitait-elle devant une simple main qui se voulait signifiante de salut ?Un simple signe de politesse devait tant effrayer les gens ?La fillette fut amusée par cette réaction étrange.Qu'est-ce qui lui prenait à ne pas vouloir le faire ?Finalement, l'inconnue se décida et serra la main de la louve.Mais d'une bonne courte durée.Elle la relâcha aussitôt, comme si quelque chose allait arriver si elle la gardait trop en contact.Elle devait peut-être être une fille maniaque qui n'aime pas les microbes ?Mais Suhayma laissa vite passer cette pensée.Si elle aurait été maniaque, elle ne serait pas en ce moment coller librement contre ce mur, qui n'était pas très hygiénique.En effet, combien de personne ont touchés ce mur ?Et il y a eut certainement énormément de choses qui se sont passés dessus.Un couple qui s'embrasse, un meurtre, et on ne sait quels choses de plus sales !Enfin bref, la deuxième option serait que cette jeune fille a peur de la fillette.Mais ça, se serait bien étrange : elle lui parle depuis maintenant dix bonnes minutes qui paraissaient être des heures pour elle, et aucune réaction de peur était sentie, a par quand elle a découvert les deux loups, bien sûr...Et puis, elle avait essayée d'en savoir sur elle, elle avait mentalement agressé son intimité.Pourquoi donc aurait-elle peur d'elle ?Non, si cette june fille n'avait pas envie de lui serrer la main, cela devait être parce qu'elle avait quelque chose de particulier que Suhayma ne pouvait pas cerner.Et elle ne voulait pas le faire.Elle voulait en finir une bonne fois pour toute avec cette conversation, elle avait d'autres chats à fouetter !De plus, Chaztah et Mikichi en avaient bien assez de rester assis.Les loups, ça à une habitude de bouger !Ils sont remplis d'énergies, comparer aux humains qui préfèrent rester assis tellement ils sont développés.Développés, ou fénéants ?

« Je m’appelle Myung. »

Enfin, elle avait un nom en tête !Myung, la fille timide et peureuse en apparence mais qui est une véritable vipère.Myung, la jeune fille qui ne veut pas toucher les gens pour une mystérieuse raison.Pour Suhayma, ça sonnait bien.Myung, c'était aussi un nom légèrement bizarre, tout comme le prénom de la fille aux loups, celui-ci ne devait pas avoir des origines d'ici.Peut-être des origines de son monde, enfin, si elle ne vivait pas au monde de la Terre avant de vivre ici...Suhayma ne pouvait pas réellement le savoir, mais elle s'en fichait.Elle ne savait même pas d'où venait les racines de son propre prénom !Alors penser aux racines d'un autre...C'était un peu trop pour elle.
Maintenant, elle devait trouver une nouvelle réplique, qui montrerait à Myung qu'elle n'a pas que ça à faire mais qu'elle est ravie de la rencontrer et qu'elle voudrait bien la revoir un jour ou l'autre, si le destin est bien d'accord avec ça.Mais bon, elle ferait mieux de ne pas le dire de cette manière là, cela ferait un peu bizarre.Donc, elle devrait le formuler de manière ordinaire, pour pouvoir se retirer tranquille.Soudain, elle vit Miki' se planter devant ses pattes.

"Dis, tu comptes camper ici ?"

Un peu plus loin, allongeait, Chaztah regardait paresseusement une mouche volait autour de sa queue.Il remuait la queue lentement, ce qui faisait partir la mouche dans un petit coin, avant de revenir à la charge.Suhayma regarda avec amusement le trio extra-humain qui attendait la fin de cette conversation.Comme si le temps s'était soudainement arrêter pour les laisser en finir avec cette histoire.

"Calmes toi, Miki', on va y aller."Dit-elle en langue lupine.

Elle reporta son attention sur Myung, et réfléchit quelques instants à sa réponse.Oui, elle devait répondre à cette question posée de manière indirect et que l'on pose toujours indirectement à chaque présentation.Car, oui, à chaque fois que l'on se présente, on pousse le destinataire à se présenter à son tour, et dans le cas de Suhayma, à enchainer la conversation.Or, elles avaient terminées la conversations précedement.La fillette aurait aimé en savoir plus sûr elle, mais elle ne pouvait pas les poser comme ça.Pas maintenant.Quand elle aura régler ses petites affaires de vengeance, elle se consacrera à sa vie sociale.Elle devait pour le moment terminer cette conversation, puis reprendre sa quête presque impossible.

"Je suis ravie de faire ta connaissance."Dit-elle.

Elle se demandit alors ce qu'en penser la destinatrice.Ce ne serait pas une phrase un peu bizarre ?Enfin, c'est une phrase bien formulée, mais au fond, dans la bouche d'une fillette, cela pouvait peut-être sonner étrange.Enfin, ça, c'était pour Suhayma...Myung en pensera ce qu'elle voudra, c'est à elle de penser ce qu'elle pense, non ?

"Je n'aie pas vue le temps passée !S'exclama-t-elle.Je suis complètement larguer, moi !J'aie tellement de choses à faire, aujourd'hui..."

Oh oui, ce qu'elle en a, des choses à faire !Courrir chercher un meurtrier !Si ce n'est pas le temps que passe une fillette tout à fait ordinaire, vivant dans une famille normale...Enfin, si des loups peuvent former une famille normale.Alalah, la vie de Suhayma était complètement parralèle à celles des autres habitants du monde de la terre, et personne ne pouvait vraiment le savoir.Parfois c'est bien, d'être une fillette normale d'apparence.Même si elle avait une apparence digne d'une petite sorcière d'hallowen...

"J'espère que l'on se reverra la prochaine fois !"

Elle avait dit sa dernière phrase avec enthousiasme, espérant sincèrement que cela se passera.Malgrés le côté louche de la jeune fille, elle devait peut-être avoir un bon fond !
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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Lun 25 Oct 2010 - 19:10

    Et là, il se passa quelque chose de carrément dingue. Un truc que Myung, qui avait un niveau de bizarrerie plus haut que la moyenne, n’aurait jamais cru possible. Premièrement, le loup se leva. Bon, il fallait bien l’avouer, l’Araignée n’était pas très à l’aise avec des animaux, surtout quand ils avaient une réputation de prédateur. Donc déjà, elle se mit en alerte quand le loup se leva. Elle ne savait plus lequel des deux c’était. C’était compliqué, et puis à vrai dire, elle n’avait pas eu le temps d’y réfléchir que déjà la chose la plus étrange de toutes les choses étranges que Myung avait vu se produire : ils discutèrent ! Bien sûr, ce n’était pas rare qu’un propriétaire de chien parle à son chien en lui disant des grands classiques comme « ho oui que tu es beau, hein que tu es beau ? » ou encore « qui est-ce qui va prendre un bon bain ? » mais déjà, c’était plus rare de voir quelqu’un faire ce genre de chose avec un loup. Mais en plus, les gens n’aboyaient pas pour répondre. Car oui, les sons que venait de produire la fille-fantôme, Suhayma puisque désormais elle pouvait lui donner un nom décent à la place d’un surnom, était les mêmes que ceux qu’émettaient les loups. Comme si elle était un loup. Comme si c’était naturel pour elle de s’adresser à eux. Comme s’ils pouvaient se comprendre. C’était dingue. Ce pouvait-elle que ce soit ça, le lien que Myung percevait grâce à son pouvoir mental ? Était-ce cette faculté à échanger ? Car, il faut bien admettre, que, malgré les exceptions, c’est plus facile d’apprécier quelqu’un et de tisser des liens avec quand on peut se comprendre, se parler, tout se dire. À moins que Myung ne soit en train de délirer. Peut-être qu’elle s’était évanouie. Encore. Ça ne l’étonnerait pas, bien au contraire. Elle s’évanouissait si souvent et faisait toujours des rêves très étranges pendant ses brefs comas. Peut-être qu’elle gisait dans la forêt, la gorge saignante à cause d’un loup, et qu’elle rêvait de loups à cause de ça. Mm nan, elle devait vraiment paranoïaque. Sans avoir été égorgée, elle pouvait tout simplement être malade. Ou encore, voir la réalité.
    Mais après tout, pourquoi pas ? Si Myung, elle, pouvait percevoir les émotions des autres, émotions parfois bien cachées au plus profond des êtres humains, cette fille avait peut être reçu le don de communiquer avec les loups. C’était fortement possible. Nettement moins embarrassant que de lire dans le cœur des gens, mais tout aussi bizarre. C’était dingue, tout simplement. Le monde était une histoire formée de pièces détachées, assemblées parfois avec harmonie, parfois contre leur volonté. Résultat, le monde était bizarre, voire carrément hallucinant, bluffant dans certains cas. Il fallait certainement que Myung arrête d’être surprise par tout. Un jour, on allait lui crier « bouh ! » et elle allait finir par en mourir, si elle se laissait autant surprendre. Enfin, dans l’exemple cité, elle l’aurait prévu grâce à ses sens invisibles, mais bref, vous avez compris l’idée.

    Je suis ravie de faire ta connaissance.

    Oui, ça si l’Araignée se souvenait bien, elle l’avait déjà dit. Mais peu importait. Mieux vaut deux fois qu’une, non ? Ah, c’est pas comme ça qu’on dit. Tant pis. Le truc bizarre (décidément, il se passait pleins de trucs bizarres ce jour-ci, vivement que Myung aille se coucher pour changer de jour, unpeumoinsétranges’ilvousplaîtmerci) c’était que Myung percevait une hésitation chez l’autre. Comme si elle doutait de ce qu’elle devait penser. Comme si ce n’était pas clair, que plusieurs possibilités s’offraient à elle, mais qu’elle ne savait vers quelle option se tourner. Bon. Mais visiblement, elle avait trouvé la réponse à ce qu’elle cherchait, puisqu’elle continua.
    Je n'aie pas vu le temps passé ! S'exclama-t-elle. Je suis complètement larguée moi ! J'ai tellement de choses à faire, aujourd'hui...
    Mais, cela ne ressemblait-il pas de très près à des excuses déguisées ? Cette fille à la peau pâle essayait-elle de s’éclipser, de fausser compagnie à Myung ? Ça ne dérangeait pas l’Araignée, au contraire, elle ne refusait jamais une occasion d’être toute seule, c’était tellement plus relaxant pour son pauvre cerveau déjà plutôt fragile. Mais elle était très curieuse. Cette phrase sonnait un peu faux à ses oreilles. Qu’en était-il vraiment ? Était-elle sincère ? À cette question, Myung pouvait apporter une réponse. C’était mal de fouiller la tête et/ou le cœur des gens, mais bon, elle prenait ça comme une compensation du fait qu’elle devait supporter en permanence des pensées parasites. La proximité aidant, elle trouva facilement le noyau de Suhayma. Noyau n’était pas le mot le plus approprié pour décrire ça, mais difficile de le décrire. C’était comme le centre du cercle des émotions. L’endroit le plus fort. Comme l’ampoule, là où nait la lumière qui se diffuse par la suite un peu partout. Là où Myung trouverait la réponse. Mais là aussi où elle avait le plus de risques de se perdre. Il fallait qu’elle contrôle sa curiosité. Et là, l’Araignée fut encore surprise. Décidément, cette fille était étrange. Elle ne mentait pas. Elle le sentait. Elle était sincère. Elle devait vraiment avoir des choses à faire. Bon. C’était mieux de savoir qu’on ne se payait pas votre tête. Mais c’était un peu décevant. C’est une sensation extraordinaire de coincer quelqu’un qui essayait de vous piéger, lui montrer qu’il s’était planté. Un sentiment de pouvoir mélangé avec de la fierté. Myung aurait pu utiliser son don pour ressentir ce sentiment. Mais elle était trop timide pour balancer à quelqu’un en pleine face qu’il avait tort. Alors elle se taisait et répondait seule comme une grande à ses propres questions. Sans que personne n’en sache rien.

    J'espère que l'on se reverra la prochaine fois !


    Peut-être. À vrai dire, Myung ne connaissait presque personne dans cette ville. Il y avait beaucoup d’habitant dans cette capitale sous-terraine, mais la fille aux loups devait vivre à la surface. C’était plus pratique. Sans doute dans l’une de ces cabanes de bûcheron que Myung avait déjà repéré. Myung se rendait souvent dans ces coins paumés de la forêt, seuls endroits où elle pouvait réellement se sentir bien, sans personne pour la perturber. Un jour, elle grimperait en haut de ce pic. Là-haut, elle serait seule. Rien qu’une fois, être simplement elle. Sans rien ni personne d’autre. Mais bon, il fallait y grimper, jusqu’au sommet de ce maudit pic qui perçait les nuages. Et pour le moment, ce n’était pas l’heure de penser à faire la grimpette. La drôle de fille-fantôme aux loups s’apprêtait à s’en aller, aussi mystérieusement qu’elle était arrivée. Il fallait que l’Araignée dise quelque chose. Au moins par politesse. Qu’elle lui dise qu’elle avait bien compris ce qu’elle avait dit. Qu’elle ne se comporte pas, au moins une fois, en cas social qu’elle était. Vite, dire quelque chose avant que l’autre ne quitte cette ruelle sombre. Dire quelque chose de sensé. Peu importe qu’elle l’entende ou pas. Ne pas passer pour une coquille vide. Aller, un truc, vite.

    « Moi aussi je l’espère, esprit du loup… » Souffla-t-elle.

    Mais qu’elle était crétine. Elle n’arrivait jamais à faire quelque chose dans la précipitation. En voilà encore une preuve. Pourquoi avait-elle ajouté le surnom esprit du loup ? Bon c’était trop tard, les mots une fois sortis ne pouvaient être annulés, là était leur pouvoir.
    Et après tout, esprit du loup lui allait plutôt bien comme surnom.


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MessageSujet: Re: Agoraphobia.    Mar 26 Oct 2010 - 19:20

Myung, en entendant Suhayma blablater avec Mikichi, eut un visage choquée.Suhayma ne s'en était pas vraiment rendue compte, a vraie dire, elle en avait l'habitude, et cela lui venait naturellement.Elle avait oubliée que son entourage prendrait peur en voyant cette scène.Mais bon, c'était son pouvoir, et tout le monde avait un pouvoir, en tout les mondes.Pourquoi tout le monde s'effrait comme ça pour un pouvoir comme un autre ?C'est vrai, les pouvoirs sont différents et vont avec chaque personnalité et chaque élément...Mais être surpris d'en avoir découvert un était plutôt bizarre, pour Suhayma.Tout comme le pouvoir de cette fille, en face d'elle, si elle le connaissait, ça ne la surprendrait pas vraiment, elle en a vue, des choses, Suhayma...Elle a déjà vue des pouvoirs se réveler, quand elle avançait dans la foule, des personnes montraient leurs pouvoirs en riant, parfois ils les montraient en boudant car ils trouvaient que ça ne leur plaisait pas, et d'autres avaient des réactions différentes.Ils étaient surpris, choqués par cette découverte, d'autres se moquaient des pouvoirs de leurs camarades parce qu'ils étaient ridicules...Enfin, selon eux...Parfois, des pouvoirs paraissent inutilent en apparence, mais quand on réflechit, on peut lui trouver une fonction indispensable.C'est que pensait Suhayma, oui, mais un monde où tout les pouvoirs seraient appréciés à leur juste valeur serait, pour elle, le monde de Candy.Enfin, un monde presque impossible, une sorte de rêve que certaines personnes voulaient atteindre mais n'y arrivait jamais.
Bref.Suhayma observa Chaztah se levait lourdement, fatigué d'être resté allonger aussi longtemps.Miki se leva à son tour, sa queue remuant joyeusement.Qu'est-ce qu'il était content de pouvoir enfin quitter cette fichue ruelle !La mouche qui accompagnait Chaztah, elle, s'en alla en bourdonnant fortement, comme si ce son exprimait son agacement face au déplacement du jeune loup adulte qui l'a poussée à partir.La fillette tourna le dos à Myung, voulant rapidement s'en aller.Les assassins n'attendent pas !Mais elle entendit derrière elle, une petite voie répandre timidement ses ondes dans la ruelle :

« Moi aussi je l’espère, esprit du loup… »

Sûr le coup, Suhayma s'immobilisa, surprise.Esprit du Loup ?Quel nom étrange !Mais ça allait bien à la fillette, il fallait le dire.Esprit pourrait sonner comme sa peau fantomatique qui inspire une âme errante, et puis le loup, tout le reste.Le fait qu'elle ait ce lien si puissant avec ses amis les loups, comme si elle faisait partie de leur famille depuis longtemps, voir qu'elle était une louve, ou pire même, qu'elle fasait partie de chaque loup.Enfin, faire partie de chaque loup, c'était un peu trop, non ?En elle, elle le savait, sommeille une louve tapis dans l'ombre de son âme, près de l'hermine en quoi elle se transforme.Elle savait qu'elle pouvait avoir la manière de pensée d'un loup et qu'aucun humain, même celui à la capicité de se transformer en loup, pourrait le faire.Et c'est ce qui lui plaisait, dans son pouvoir, cette capacité de comprendre les loups mieux que quiconque, de pouvoir être accepter par eux si facilement.Enfin, peut-être Myung voulait-elle une réponse à cette phrase ?Les loups étaient bien pressés, tout comme elle, et elle devait répondre rapidement à sa petite phrase.Alors, elle eut une idée toute simple qui pourrait signifier bien des choses.Elle leva le bras et l'agita en signe d'au revoir en ne se tournant pas, continuant à avancer avec ses deux braves compagnons de vie et de vengeance.Elle abaissa le bras et courru jusque la foule.Quand elle arriva près d'eux, ils s'éloignèrent de dégoût, et Suhayma reprit ses souvenirs.Elle avait eut son petit moment de repos en rencontrant Myung, mais maintenant, elle devait affronter de nouveau les réactions des gens fasse à son apparence de fillette aux deux loups.Cette rencontre lui avait tout de même redonner espoir : les gens n'étaient pas si peureux ou méfiants face aux loups, un jour ils seront acceptés comme ils devraient l'être.Alors elle reprit sa route, et regarda les gens avec un sourire carnacier, d'un air "et alors ?" et avança d'un pas plus assuré dans la foule.
L'homme qu'elle voulait tuer n'aura qu'à bien se tenir, car l'esprit du loup arrive !



Rp Terminé !
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