Sept éléments, sept clés, une seule histoire : la vôtre ...
 
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 Aileen Sôma.

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Pèlerin sans Monde

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Geek : 149
Pouvoir : Griffes et crocs de loup.
Transformation : Louve.


Rainbow's Data
Identité:



MessageSujet: Aileen Sôma.   Mer 14 Juil 2010 - 23:11


Dossier élémentaire de
Aileen Sôma.


Personnage inventé.

    Moi rapidement.
    .


    (c) Champi.
      Surnoms ; Louve, Milady, Lady.
      Age ; 25 ans.
      Métier ; Gardienne des Ténèbres.
      Elément ; Ténèbres.
      Monde ; Nation des Ténèbres.
      Pouvoir ; Griffes et crocs de loup.
      Animal ; Loup.
      Animaux de compagnie ; Un loup noir nommé Slade, un chaton volant nommé Dave. Elle aimerait attraper un wolpertinger (lapin à cornes) mais n'a jusque-là pas réussi.
      Qualités ; Indépendante - Consciencieuse - Appliquée - Sensible - Débrouillarde - Réfléchie - Bons réflexes - Sérieuse - Franche - Tolérante - Anticonformiste.
      Défauts ; Méfiante - Solitaire - Taciturne - Peut devenir paranoïaque - Froide - Méprisante - Indifférente - Ambitieuse - Franche - Cynique - Ironique - Misanthrope - Rusée - Rebelle.


    Personne n'est parfait.
    .

    Indépendant ? ••••• 5/5
    Sérieux ? ••••• 5/5
    Franc ? ••••• 5/5
    Généreux ? ••••• 2/5
    Ambitieux ? ••••• 3/5
    Confiant ? •••• 1/5
    Sûr de vous ? ••••• 5/5
    Egocentrique ? ••••• 0/5
    Amusant ? ••••• 2/5


    Mon avis à moi.
    .

    Le plus comique, c’est de demander à la Louve ce qu’elle pense de la situation actuelle des mondes. On pourrait croire que ça l’enchante, mais pas du tout, en fait. Etre vue comme une sale traîtresse ne l’enchante pas plus que ça, car elle considère qu’elle a fait ça pour la survie des mondes. Ressortissante de la nation des Ténèbres, elle a toujours été traitée avec moins d’égards que les autres gardiens, et même au sein de l’équipe, elle se sentait rejetée. Quant à l’idée de recréer la clé de la Lumière, certains s’y opposaient, jugeant que quatre pèlerins ne valaient pas la probable destruction de leur clé. Avec la future équipe à venir, Aileen espère plus d’intérêt pour le futur des mondes, plus de respect pour et entre les différents gardiens, mais surtout, elle aimerait pouvoir fusionner les clés pour créer la clé de la Lumière, et donner un monde à ces pèlerins.


    Petit questionnaire.
    .

    En pleine nuit, vous marchez dans la capitale de votre monde, quand d'un coup, vous entendez un bruit suspect, comme une lame qu'on sortirait d'un fourreau ...
    D'un autre côté, des assassins à Yomi, c'est monnaie courante, il n'y a quasiment que ça dans la ville. Néanmoins, tant qu'elle ne sait pas s'ils sont là pour elle ou non, la Louve sort son katana et le tient bien en vue pour les intimider. S'ils sont vraiment là pour elle, alors pas de quartier.

    Vous vous rendez au marché de votre capitale, quand quelqu'un vous demande un renseignement parce qu'il s'est perdu ...
    Désolée trésor, il n'y a pas écrit office du tourisme sur sa tête. Aileen le considèrera avec froideur et calculera rapidement si ça en vaut la peine, ou si ce n'est qu'un abruti qui essaie de le distraire pendant qu'un autre lui fait les poches.

    Vous êtes à un étal d'armes et vous vous rendez compte qu'un gamin est en train de chaparder votre bourse pleine de pièces d'or ...
    Alors ça, fouiller les poches de la Louve, c'est le meilleur plan pour passer un coucou éternel à la déesse Héla. Aileen ne prendra même pas la peine de prendre un poignard sur l'étal, elle menacera le gosse avec ses griffes, et s'il insiste, elle le tuera. Bienvenue à Yomi.

    Alors que vous rentrez chez vous, vous entendez un hurlement, et quand vous arrivez, vous voyez un corps au sol et un homme qui part en courant, tournant au coin d'une rue ...
    Ca pue le piège à plein nez cette histoire. Dans sa grande bonté, ou pas, Aileen se penchera pour tâter le pouls de l'humain à terre, griffes sorties pour le cas où il s'agisse d'une embuscade pour les âmes naïves. S'il est mort, elle le fera jeter dans la rivière de l'oubli, s'il n'est pas mort, elle dépêchera les villageois pour qu'ils le ramènent chez lui. C'est tout.


    3615 my life.
    .

    Assise sur le toit du château noir, la Louve regarde son monde. Gris, sans un rayon de soleil, et un cours d’eau boueux, promesse de mort, qui dissuade même les fous d’aller y faire trempette. Un monde de violence et de mort. Et pourtant, Aileen s’y sent chez elle, du moins s’y sent plus chez elle que dans le reste des mondes. Elle a vu la chaleur du monde du feu, l’effervescence du monde de la terre, la beauté du monde de l’eau, mais ne se sent réellement entière qu’ici, dans cet endroit grisâtre et très peu fréquenté, qui n’incite pas au tourisme. C’est qu’elle a grandi ici, la Louve, dans ces quartiers poussiéreux où les tueurs croisent les violeurs. Doucement, elle ferme les yeux et laisse les souvenirs l’emporter dans leurs flots tumultueux.

    « Une fille ?! On avait dit un garçon ! »

    « Ce genre de choses ne se commande pas ! »

    « Incapable de contrôler ton propre corps, tu es pitoyable ! Tu t’en occuperas seule, de ta fille, il est hors de question que je sois son père ! »

    Voilà les premiers mots entendus par la gardienne, une éternelle dispute entre ses deux parents. Son père, un ivrogne perpétuellement soul, qui galérait à réunir assez d’argent pour se payer un nouveau verre, et sa mère, sans logement, femme battue bientôt sans foyer si elle ne faisait pas rapidement un fils. Le père, en effet, voulait un garçon pour pouvoir s’appuyer sur lui et survivre, qu’il trouve vite du travail. Tout le monde sait qu’une fille, au final, ça finit prostituée, alors la sienne, hein … Ah, s’il avait su, ce tonneau de vin toujours plein. Par la suite, le père n’accorda même pas un regard à la chose lui servant de progéniture, ne cessant de râler à tout bout de champ, la rabaisser plus bas que terre, pendant que la mère tremblait que son enfant prit également des coups. Mais cette idée ne dut jamais l’effleurer, ou alors il se sentait trop supérieur à elle pour seulement la toucher, et il ne la frappa pas. A ce souvenir, la Louve esquissa un sourire triste, et se mit à penser à son pouvoir tardif, qui sur le coup lui semblait inutile. Et son père qui la provoquait sans la regarder.

    « Cette gosse est un fardeau. Même pas foutu de ramener de l’argent à la maison. Une bouche en plus à nourrir. Elle a même pas de pouvoirs. C’est quoi sa bestiole, un cafard, j’imagine ? »

    Non point de cafard, mais un magnifique loup au pelage dru et long, aux muscles saillants, à la précision de la foudre. La gardienne n’avait jamais parlé de son animal à ses parents, ni même de son pouvoir, quatre griffes de loup en adamantium à chaque main, faisant chacune vingt centimètres de longueur. Pour son père, elle resta l’éternel boulet de service, et pour sa mère, l’objet de son bonheur. Néanmoins, Aileen considérait, et considère encore, sa mère comme une faible. Elle aurait pu avoir le courage de prendre ses affaires, sa fille par la main, et quitter la maison pendant l’absence du mari, au lieu de mourir sous les coups. En fait, la première fois qu’Aileen adressa la parole à son père, elle était âgée de dix ans. Dix ans qu’elle était née sans avoir calculé son père, et pour sa dixième année, alors que son père venait de froisser un des nombreux gangs de Yomi, la Louve prit enfin part à une des disputes de ses parents.

    « Tu vas attirer le malheur sur nous ! On va se faire tuer ! »

    « Tais-toi ! C’est une bonne façon de gagner de l’argent, puis tu n’y connais rien ! »

    « Voler les gens plus forts n’est pas une bonne façon ! »

    « Silence ! On va être riches, tu pourrais me remercier ! »

    « Riches ? Riches de quoi ? A chaque fois que t’as une pièce dans les doigts, tu la bois. Alors si t’es riche, tu vas mourir d’une explosion de la vessie, mais on restera pauvres. »

    Son père l’avait regardée avec ahurissement. Sa mère avait ouvert la bouche de stupeur. Après avoir haussé les épaules, la Louve était sortie rejoindre un de ses camarades qui venait la chercher pour jouer. Je cite, pour vider les poches des gens et se faire de la thune. Le soir, elle préféra ne pas rentrer, et le soir suivant, elle dormit à la belle étoile sur un toit. Après une semaine à ce régime, elle était repassée chez elle … Et stupeur. A ce souvenir, la Louve soupire, et lève les yeux vers les étoiles. La mort de ses parents, fort moment d’émancipation, bizarrement. Quand elle était rentrée chez elle, elle avait mis le pied dans une flaque rouge et avait rapidement compris que c’était du sang. Celui de sa mère. Son père, lui, était assis sur une chaise, le regard vague, un verre vide dans la main. A son entrée, il avait levé la tête, et souriait.

    « Ne serait-ce pas mon adorable fille ? Qui c’est qui va faire gagner plein d’argent à papa ? »

    « N’y pense même pas, alcoolo ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ?! »

    « Oh … Bah, certainement un gang qu’a pas apprécié que son argent disparaisse … Puis qu’est venu ici … »

    « Et tu t’es caché comme un lâche, comme à chaque fois ? Et ça, c’est un mâle, un homme viril ? T’as rien au milieu, espèce de sous-merde ! J’vais te balancer dans la rivière ! »

    « Toi ? Allons, t’es même pas foutue de te transformer … »

    Puis son père avait bondi, une auréole noire apparaissant dans ses mains. La Louve s’était jetée sur le côté, roulant au passage dans le sang, puis s’était vivement relevée, derrière son père. Lui assenant un coup de poing au bas du dos, elle avait fait sortir ses quatre griffes, et était remontée lestement le long de la colonne vertébrale en faisant claquer les vertèbres. L’homme, après un hurlement de douleur, s’était effondré comme une chiffe molle, à ses pieds. Se baissant, elle avait collé ses griffes sur la gorge de son père, menaçante.

    « Je suis une louve, t’entends ? Une louve ! Et une louve, ça aime pas qu’on emmerde sa meute ! »

    Aileen avait poussé un hurlement de haine, faisant apparaître ses canines, longues et pointues, attributs de loup. Puis elle avait tranché la gorge de son père, froidement, avant de se relever et de partir en courant, couverte de sang, mais libre et émancipée. Et bizarrement, le fait de ne plus avoir de mère et d’avoir tué son père ne la gênait pas plus que ça. Et ne la gênait toujours pas. Etrange, la vie ici, ça vous transforme ceux qui peuvent survivre, ceux qui appliquent la loi du plus fort … S’étendant sur le toit, Aileen repense au moment où elle a rencontré les gardiens, alors que ces derniers sillonnaient le monde des Ténèbres. Le gardien des Ténèbres venant de mourir dans le monde de la Foudre, l’équipe avait décidé d’aller reconnaître son remplaçant dans la foule. Mais ils ne s’attendaient pas à une telle hostilité … Les gens les regardaient passer avec un regard mauvais, en voulant tous à ces gardiens qui les traitaient comme des rebuts, et qui ne traitaient pas mieux leur représentant légitime. La Louve, après avoir jeté un regard à un grand type ressemblant à un gros poisson, avait commencé à faire les poches des gens pour rassembler le l’argent, quand l’homme-poisson la vit et se dirigea droit vers elle, pour poser sa main sur son épaule, et sentir la jeune fille esquiver aussitôt.

    « C’est quoi, votre problème ? »

    « Je t’ai vu, jeune fille. »

    « Et alors ? Vous n’avez pas de voleurs dans le magnifique empire de l’Eau ? je survis comme je peux, et si ça vous plaît pas, vous faites demi-tour et vous retournez dans votre aquarium géant. »

    « Je me fiche de ton activité, c’est toi que j’ai vu. Sais-tu que le gardien de ton monde est mort ? De toute évidence, je viens de retrouver son successeur. »

    « Quoi, cette gamine ? »

    Aileen s’était tournée vivement vers celui qui venait de parler, pour le considérer de la tête aux pieds avec mépris. Un homme du monde de la Terre, hm. Un sacré crétin croyant tout savoir, surtout. Au moment où elle allait le rabrouer vertement, l’homme poisson s’était tourné pour fixer l’autre.

    « Dois-je te rappeler ton âge quand tu es arrivé ? Oui, cette fille est le successeur du gardien des Ténèbres. Si ce que j’ai à te dire t’intéresse, jeune fille, nous t’attendons ce soit près de la porte. Mon nom est Whirl. »

    Le soir même, elle campait devant la porte, attendant que les gardiens arrivent et lui expliquent. Après avoir écouté attentivement l’histoire, elle avait rejoint l’équipe, avait récupéré la clé, et avait fait la connaissance des autres gardiens. Whirl, déjà, le gardien de l’eau, elle ne l’aimait pas, parce qu’il représentait l’autorité, et les dirigeait. Puis le gardien de la Terre, parce qu’il la traitait avec mépris. En fait, ils l’avaient tous traités avec plus ou moins de mépris, parce qu’elle représentait les Ténèbres, et que ce monde était moins bien loti que les autres. Aussi loin que la Louve s’en souvienne, le fait qu’elle représente ce monde lui en avait toujours fait baver, mais avait toujours renforcé le peu d’estime qu’elle avait pour les autres mondes, et les autres gardiens. Elle évitait donc le plus possible de discuter avec ses pairs, de se mêler à la foule, histoire de ne pas péter un plomb. Mais un jour, ce qui devait arriver arriva, et bizarrement, la gardienne put se faire un ami dans l’équipe. Ils étaient alors dans le monde du Feu pour sa première fête des Moissons en tant que gardienne, et s’était arrêtée devant un étal de livres, captivée par les couvertures. Elle en avait attrapé un, et si elle avait été intriguée par les symboles notés dedans, elle ne l’avait pas montré.

    « C’est joli, ça. »

    « C’est un livre. Mais j’imagine que tu ne sais pas lire ? »

    « Tu ne peux pas imaginer, tu es trop terre à terre. Ca doit venir du bout de caillou te tenant lieu de cerveau. »

    Le gardien de la Terre avait tiqué, et s’apprêtait à lui renvoyer une grosse vacherie quand le gardien de la Foudre, un gosse de quinze ans, s’était interposé avec courage.

    « S’il vous plait … Ce n’est pas grave si elle ne sait pas lire, ce n’est pas rare à notre époque et puis … »

    « Je n’ai pas dit que c’était honteux. C’est un peu comme ne pas savoir combattre, hein Davon ? »

    « Mais, je sais combattre. »

    « Tu me les brise. Casse-toi de là ou je te fais bouffer l’étal, gosse de bourge. »

    Après un sourire moqueur, le gardien de la Terre avait tourné les talons, et celui de la Foudre avait mystérieusement disparu dans la nature. On a peur du grand méchant loup ? Elle put toutefois avoir un tête à tête avec lui quelques heures plus tard, quand elle l’aperçut en train de s’entraîner avec une épée. Visiblement, les paroles de cet abruti de bout de caillou avait touché juste, il se débrouillait comme il pouvait en combat. Prise d’un étrange élan d’affection, elle s’était approchée, et en la voyant arriver, il avait lâché son épée pour la regarder avec défi. La Louve s’était contentée de s’asseoir en appuyant ses mains sur ses genoux. Après un moment d’hésitation, Davon était venu s’asseoir à côté d’elle.

    « Tu tiens très mal ton épée. Si tu n’y prends pas garde, tu pourrais te la planter dans le pied, ce serait dommage. En te regardant, on dirait que tu tiens un gourdin. Ta lame doit être le prolongement de ton bras, en plus pointu et plus coupant. Pas un vulgaire machin que tu utilises et que tu ranges. »

    Le gardien de la Foudre avait grogné sans la regarder.

    « Je n’aime pas cette arme ... »

    Après un moment de silence, Aileen l’avait poussé de l’épaule, un petit sourire aux crocs effilés collé à ses lèvres.

    « Tu ne sais pas combattre, mais tu sais lire. Ca te dirait, un échange de bons procédés ? »

    « Je … Merci beaucoup ! Je ferai de mon mieux ! »

    Ainsi commencèrent les doubles leçons nocturnes des deux gardiens. La Louve lui apprenait l’art du combat, n’hésitant pas à attaquer sa position quand elle le sentait faiblir, et il lui apprenait l’art de la lecture, n’hésitant pas à la reprendre avec plus ou moins de tact. Et là où, autrefois, elle lui aurait arraché la tête pour lui apprendre à lui parler mieux, elle contint sa harangue, et apprit à lire, déterminée à prouver à cet abruti de fils de prince de la Terre que même un pauvre déchet venant de la nation des Ténèbres peut lire. Et les jours passant, Davon arborait des marques de coups de plus en plus fréquentes, puis de moins en moins fréquentes, pendant qu’Aileen arborait des cernes de plus en plus longs, puis de moins en moins longs. Et l’amitié entre les deux gardiens naquit et se développa, surtout que Davon lui témoignait le respect qu’elle demandait, et pas seulement parce qu’elle était son professeur et son élève. Mais au fur et à mesure que passait le temps, Aileen avait eu une envie sourde. Montrer aux gens ce qu’il arrivait quand on osait répudier un des mondes de l’arc-en-ciel. Tuer les gardiens qui lui manquaient de respect, qui voulaient la contrôler, et donc épargner celui de la Foudre. Alors elle monta un plan machiavélique et bancal …

    « Davon ? Un messager m’a donné ça pour toi, il disait que c’était important. »

    Le jeune avait attrapé le message, avait haussé un sourcil et avait pris un air angoissé.

    « C’est mon frère ! Il va mourir ! Il faut que je le rejoigne, tu pourras expliquer aux autres ce qui se passe ? Merci beaucoup ! J’y vais ! »

    Il avait levé le camp sans attendre, ce qui avait soulagé la gardienne. Car le lendemain, Aileen Sôma trahissait. Le long du canyon, elle réfléchissait à un plan d’action quand elle avait vu le gardien de la Terre, qui en l’apercevant avait commencé à la charrier. Ce fut une fois de trop, car en deux pas, la Louve fut sur lui, et elle lui ouvrit l’estomac d’un coup de griffes. Il s’effondra, ouvrant grand la bouche pour hurler, mais le coup de genou qu’il reçut l’en empêcha. Malheureusement pour eux, les autres gardiens, qui les cherchaient, avaient quittés la cérémonie, et venaient de la voir. Avec des hurlements de rage, ils se jetèrent sur elle. D’un coup de katana précis, Aileen avait tranché la tête du gardien de la Terre, et faisait face aux autres, les regardant approcher avec une indifférence proche de l’insulte. Tout en esquivant les attaques de Whirl, elle s’était approchée du gardien du Feu et l’avait coupé en deux. S’étant retournée prestement, elle avait éventré le gardien de l’Univers, puis avait fait face à Whirl, menaçante. Sans capter que le gardien de l’Air n’avait pas participé au combat, et se dressait derrière elle, une tornade prête au bout des doigts.

    « Aileen, attention ! »

    Whirl avait sursauté et levé les yeux. Cette légère inattention fut mise à profit par la gardienne, qui se transforma en loup pour bondir sur le vieux gardien, et au moment où elle allait lui tomber dessus, se transformer à nouveau et lui envoyer huit griffes en travers du corps. Dès qu’il se fut effondré au sol, elle s’était retournée, sortant son katana pour faire face au nouvel arrivant, qui avait lâché le corps du gardien de l’Air secoué de frissons, électrocuté.

    « Davon ?! Mais qu’est-ce que tu fous là, par Héla ?! »

    « C’est moi qui t’ai appris à écrire, Aileen. Je suis en mesure de reconnaitre ton écriture, tout de même ! Comment pourrais-je l’oublier ? En plus j’ai perdu tout contact avec mon frère, donc ce n’est pas possible ! »

    Un instant ses yeux s’étaient voilés de tristesse, puis il reprit.

    « Je me doutais que tu préparais quelque chose, alors je suis resté pour t’aider ! »

    « Et maintenant, tu vas t’opposer à moi ? »

    « Après avoir tué un gardien pour te protéger ? Franchement … Je n’ai rien compris … Ni le comment du pourquoi, mais tu es mon amie et tu dois avoir tes raisons. »

    Il ne s’était pas opposé à elle. Tant mieux, elle n’avait pas envie de le charcuter comme les autres. Penchant son katana, elle l’avait planté dans le ventre du gardien de l’Air, sans tenir compte des grimaces de son ami.

    « Comme ça, personne ne remontera jusqu’à toi. Va-t-en, avant qu’on nous voit ensemble. »

    « Ceci n’est sûrement pas un adieu. Nous nous reverrons ! »

    Après une hésitation, Davon avait tourné les talons et était parti, quittant le monde du Feu pour celui de la Foudre, où il serait écarté des accusations, puisqu’il pourrait dire qu’il cherchait son frère. Aileen, de son côté, faisait face à Whirl qui avait réussi à rouvrir les yeux, et qui la regardait avec résignation.

    « Tu n’aurais jamais du faire ça. »

    « Erreur. C’est vous qui n’auriez jamais du faire ça, Gardiens stupides. »

    « Tu viens de nous condamner tous … Te rends-tu seulement compte de ce que tu as fait ? Les Ténèbres sont-elles si mal vues que tu t’es défoulée sur les autres ? Tu as condamné les mondes ! »

    « Deuxième erreur. Les clés se choisiront de nouveaux gardiens. C’est toi qui a condamné les mondes, Whirl, à trop vouloir jouer au chef. Quel besoin avais-tu de t’immiscer dans cette discussion qui ne te regardait pas ? Si tu ne t’en étais pas mêlée, en entraînant les autres derrière toi, vous seriez vivants. »

    « Et lui ? Pourquoi as-tu éloigné le gardien de la Foudre de ton massacre ? As-tu donc envie de perdre du temps à lui courir après pour le tuer ? »

    « Troisième erreur. C'est parce que je savais que ça se terminerait comme ça, et qu'il est le seul à avoir compris qu'un loup n'est pas un chien. Je ne vois de fait nulle raison d'éliminer une personne qui m'est sympathique et qui me témoignait le respect du à mon statut d'être humain, de gardien. Tu sais, Whirl, peut-être qu'après ça, la génération suivante ne prendra pas le risque de sous-estimer un gardien, d'où qu'il vienne. »

    Après un soupir, Aileen s’était détournée pour quitter les lieux, décidée à laisser Whirl en vie. Captant un éclat de clé, elle s’en était approchée, décidée à ramener chaque clé dans son monde d’origine, et advienne que pourra. Mais le gardien de l’Eau, se méprenant sur ses intentions, avait tendu la main, menaçant.

    « Jamais … Tu m’entends, la Louve ? Jamais tu n’auras les clés ! »

    Et dans une grosse lumière, toutes les clés, sauf la sienne et celle de Davon, disparurent. Dans un élan de rage, la Louve s’était sur Whirl pour le tailler en pièces. Puis, ignorant le sang qui coulait sur ses mains, elle était rentrée chez elle, annoncer à tous la mort des gardiens. De presque tous les gardiens. Sans parler, bien sûr, de la complicité de Davon dans ceci, puisqu’elle tenait plus que tout à le protéger. Et comme elle s’y attendait, elle fut mandée par le roi des Ténèbres, qui ne se doutait pas qu’il vivait ses derniers instants en la convoquant comme une malpropre quand elle devenait un héros national. Et que lui voulait-il ? Il lui avait demandé son appui. Bien sûr. L’appui d’une personne se faisant aimer de plus en plus, pour asseoir son propre pouvoir. Car comme les autres, il avait été leurré par son joli visage et ses mèches noires encadrant ses yeux ambrés. Et la réponse fut très simple.

    « Non. »

    « Non ? »

    « Non. »

    Avec un soupir, le roi s’était relevé sans comprendre qu’il valait mieux se rétracter.

    « Voyons, gardienne, tu oublies que je suis ton roi. »

    « Faux. Vous n’êtes le roi que de ceux qui sont assez lâches pour accepter votre autorité. Je n’ai aucun ordre à recevoir d’un gros porc qui se noie dans la luxure et le vin, et si vous essayez une fois encore de m’intimider, je vous réserve le même sort que celui que j’ai assené aux gardiens. »

    Le sourire tout miel du roi s’évanouit. Sans prendre la peine de le saluer, la gardienne avait fait demi-tour pour quitter la salle, sans un regard pour le despote dans son dos. Jusqu’à ce qu’il dise la phrase de trop.

    « Gardes ! Arrêtez-la ! »

    Quelques gardes s’étaient précipités, elle s’en était débarrassée d’un coup de griffe bien appliqué. Puis en un bond arrière, elle était près du roi, katana sorti.

    « Votre règne s’achève ici. Considérez ça comme un coup d’état voulu par le peuple. »

    Après avoir tué le roi, et être ressortie du palais encore une fois couverte de sang, elle était retournée au château noir, où elle avait décidé d’élire domicile, avec une nouvelle responsabilité en poche, celle de son monde. Puis le temps passa. Les portes se refermèrent, signe que les éléments comptaient nommer de nouveaux gardiens. Alors âgée de vingt-cinq ans, Aileen attend la décision de ces derniers …

    Mais en attendant, pourquoi ne pas penser à son passé, couchée sur un toit ? Laissant ses pensées divaguer, elle revint sept ans en arrière, à sa première rencontre avec Davon. Comment allait-il, d'ailleurs, son meilleur ami ?


    Steak derrière l'écran.
    .


    (c)Champi.
      Pseudo ; Champi.
      Prénom ; 42. ;D
      Age ; 19.
      Découverte du forum ; Mmmh.
      Premières impressions ; Oo ?
      Code ; Ok par moi.
      Autres ; Nope.

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